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  • La Sainte, épisode 7, Les Landes le terrain de jeu idéal

    La Sainte, épisode 7, Les Landes le terrain de jeu idéal

    Pourquoi notre websérie s’appelle La Sainte ?

    Pour comprendre l’origine du nom de notre websérie La Sainte, il faut remonter plusieurs décennies en arrière, à l’époque où j’étais étudiant à la fac à Bordeaux. Comme beaucoup d’autres étudiants, je passais la plupart de mes journées de surf à Lacanau. Mais un jour, j’ai découvert le Cap Ferret, et surtout un petit coin appelé le Grand Crohot. Ce spot avait un surf club niché dans la forêt de pins, à deux pas de la plage.

    Là-bas, régnait une ambiance bien plus cool que ce que j’avais connu ailleurs. Le club était tenu par une bande de copains passionnés, et je suis tombé sous le charme de cet endroit et de cette communauté de surfeurs. Quand toutes les conditions étaient réunies : soleil, vagues parfaites, vent offshore et bancs de sable bien en place, on entendait souvent les surfeurs crier : « C’est la Sainte, mec ! ».

    Cette expression résumait tout : la promesse d’une journée de surf inoubliable. On n’a rien inventé en appelant notre websérie La Sainte, on a simplement repris cette expression qui, avec nostalgie, me rappelle ces merveilleuses années.

    Le dernier épisode de La Sainte : des vagues parfaites et une ambiance glaciale !

    Ce nouvel épisode de La Sainte vous embarque pour une aventure unique sur une plage isolée des Landes, filmée début décembre. Comme à notre habitude, nous avons attendu que le banc de sable disparaisse avant de partager ces images, afin de préserver la magie de ces spots secrets.

    Dans cet épisode, vous retrouverez Vincent Duvignac, Arthur Bourbon et Edouard Delpero explorant trois spots différents, chacun offrant son lot de surprises. Arrivés avec une marée un peu haute, nous avons d’abord surfé une gauche un peu molle avant de tomber sur une longue droite parfaite, digne des plus belles journées de surf.

    Le lendemain, sans caméraman disponible, les trois surfeurs ont pris les choses en main en filmant eux-mêmes en mode POV. Le résultat ? Des images immersives qui vous plongent au cœur de l’action sur un spot totalement différent. Cet épisode est un concentré de bonne humeur, de vagues de qualité et d’une ambiance glaciale typique des sessions hivernales.

    Malheureusement, quelques semaines plus tard, Vincent Duvignac s’est blessé lors d’une session landaise, avec des fractures aux vertèbres C1, C2 et C3. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et l’attendons avec impatience pour le prochain épisode de La Sainte.

    La Sainte, plus qu’une websérie, un hommage au surf authentique

    Avec La Sainte, nous voulons avant tout capturer l’essence du surf : la recherche incessante de la vague parfaite, les imprévus qui font partie du jeu, mais surtout, la camaraderie et la passion qui unissent les surfeurs. Prêts à replonger dans l’aventure ? Le prochain épisode arrive bientôt, restez connectés !

  • Une journée historique à Hossegor en 2014 : des conditions épiques à l’ambiance Teahupoo

    Une journée historique à Hossegor en 2014 : des conditions épiques à l’ambiance Teahupoo

    Il n’y a rien de plus jouissif pour un surfeur que d’être au bon endroit au bon moment. C’est l’ADN même de notre passion. Je me souviens comme si c’était hier de ce jour d’octobre 2014 où Hossegor a pris des allures de Teahupoo. Une session incroyable qui restera gravée dans ma mémoire. Cela faisait plusieurs semaines qu’un banc de sable fonctionnait à merveille, et il semblait avoir un potentiel énorme. Surtout, il tenait la taille, et la vague était ultra creuse à marée basse. Ce jour-là, les conditions étaient solides, la marée ultra basse, le vent parfait et devait le rester toute la journée. J’étais en contact avec Vincent Duvignac pour cette session, mais il devait participer aux championnats de France, ce qui l’empêchait de venir le matin. Déterminé à ne pas rater cette occasion, je décide d’y aller pour tester un nouveau boîtier avec un nouvel objectif. Je laisse ma bonne caméra, la Sony FS700, à la maison. Je n’ai personne à filmer, juste l’envie de capturer quelques vagues vierges et prendre quelques photos avant de rejoindre les championnats. Arrivé tôt le matin, il fait frais. Le line-up est difficile à distinguer à cause d’un mélange d’embruns et de brume, la lumière est compliquée. Personne à l’eau, mais en passant devant le port, j’ai aperçu un jet-ski se préparer. Je ne me souviens plus si nous avons échangé quelques mots. J’appelle Vincent, il est bloqué à la compétition. Je lui dis que la vague est violente avec la marée basse, et que ça semble infaisable à la rame. Le plan d’eau est propre, mais loin d’être parfait, comme si les vagues le malmenaient. Un courant violent traverse la vague, rendant la rame impossible. Je sens sa frustration au téléphone, partagé entre les championnats de France et la peur de rater une session incroyable. Un jet-ski arrive sur le spot. Je m’installe et reconnais Benjamin Sanchis, alias Sancho, et Miky Picon. Ils observent quelques vagues. Eux dans l’eau, moi sur le sable, nous commençons à jauger la taille. C’est creux, ultra creux. Une gauche déferle en creusant un tube violent qui crache toute sa puissance en fin de vague. Le courant accentue le creux de la vague. L’espace de quelques secondes, j’ai cru voir Teahupoo. Je n’avais jamais vu un beach break aussi creux et épais, c’était irréel. Une série arrive, et le duo Sancho/Miky se lance. Le surf à la rame est définitivement impossible, ils optent pour le « step-off » depuis le jet-ski. Ils sont seuls, personne aux alentours, le décor est sombre avec beaucoup d’embruns. Miky est le premier à partir, guidé par Sancho. Il se jette du jet ski et se cale dans un tube aussi large qu’épais, c’est impressionnant. Sancho vient le récupérer en gesticulant, des gestes qui ne trompent pas : la vague était énorme. Ils échangent les rôles après une seule vague. C’est au tour de Sancho, lancé par Miky. Il démarre sur une vague qui double de taille en quelques secondes. Je ne sais pas si c’était un backwash, une marche dans la vague ou moi qui tremblais de froid, mais la vague était monstrueuse. Dix ans plus tard, je n’ai jamais revu Hossegor comme cela. Plus parfait, peut-être plus gros, oui, mais jamais aussi massif et épais.

    L’arrivée de nouveaux protagonistes et la quête de la vague parfaite

    À ce moment-là, je suis embêté. Je réalise qu’il se passe quelque chose d’unique, mais je filme avec un boîtier que je ne maîtrise pas, avec des réglages hasardeux, et une faible luminosité qui est son point faible. Je sais que je capture des vagues de folie, mais avec une lumière de merde et un boîtier pas du tout adapté… Mince, c’était censé être un petit test, pas le rendez-vous d’une vie. Ces deux premières vagues étaient de loin les plus massives de la journée. La marée commence déjà à remonter. Le duo enchaîne quelques vagues avant qu’un autre équipage, attiré par l’odeur des tubes, fasse son apparition. Difficile de me rappeler de tous les protagonistes dix ans plus tard, mais il me semble que c’était Laurent Pujol et Alain Riou. L’ambiance reste très sauvage. Les vagues s’enchaînent, et j’ai l’impression qu’elles ont perdu en puissance et en taille. Jusqu’à ce qu’Alain Riou s’élance sur une énorme gauche. Il est très à l’intérieur, pompe dans le barrel avec une trajectoire parfaite et sort de ce tube béant pour se lancer dans un second énorme barrel qui malheureusement fermera. Je croyais la session terminée. Purée, ça ne devait être qu’un test ! Les tubes continuent, et je sens la frustration de ne pas avoir ma caméra habituelle. Après quelques heures, les jets retournent au port. Il est temps pour moi de rentrer au Pays Basque où j’ai un repas prévu. Je décide de passer à la maison pour récupérer ma caméra au cas où… À peine le temps de manger quelques bouchées que mon téléphone sonne. « Mec, t’es où ? » « Je suis rentré au Pays Basque. » « Mec, c’est encore le feu, il faut que tu reviennes ! » C’est ainsi que je me souviens de cet appel de Sancho. Je laisse tout en plan, abandonne ma femme et mes enfants chez des amis. Quand on est caméraman de surf, on devient obsédé par les vagues, par la peur de rater une bonne session. Je me rappelle de toutes les sessions que j’ai ratées, ça me faisait mal au ventre. Je me souviens d’un tournage au ski où je savais que Belharra allait être incroyable. Je regardais la webcam du spot en même temps que je filmais sur les pistes. Impossible pour moi de rater cette fin de journée, je repars à Hossegor. Il y a plus de monde à l’eau : François Liets, Justine Dupont, Leonardo Fioravanti. Encore une fois, ce sont des souvenirs d’il y a dix ans. Dans ma mémoire, Alain Riou chope la bombe de l’après-midi, voire de la journée. Une gauche tout aussi incroyable et encore plus parfaite que le matin. Cette vague a une vraie histoire et c’est l’un de mes meilleurs souvenirs pour de nombreuses raisons.

    Le métier difficile de caméraman

    Tout d’abord, cette vague a gagné le « Wave of the Day » sur Surfline. Normalement, c’était 300 dollars pour le caméraman. Alain avait négocié pour moi et j’ai touché 500 dollars, qu’il m’a donnés quelques semaines plus tard à Hawaii, sur le North Shore, alors que je dormais dans un garage à 60 ou 80 dollars la nuit. Merci Alain, ces 500 dollars m’ont bien aidé à ce moment-là. Je pense que c’est le tube que j’ai filmé qui a fait le plus de vues. Malheureusement, c’est aussi la vague qu’on m’a le plus volée. Parmi les nombreuses histoires, celle-ci m’a marqué. Durant de longs mois, je n’ai rien publié de cette session. Ce n’est pas comme aujourd’hui où tout est posté tous les soirs. À l’époque, j’aimais publier les images lorsque le banc de sable était mort. La vidéo de la vague avait été publiée uniquement sur Surfline, qui avait son propre lecteur, donc pas de piratage possible. Mais un jour, avant de partir en vacances en famille, je décide de poster la vidéo sur ma page Facebook pro. Je déconnecte totalement d’internet durant ces vacances. En rentrant, je me connecte pour regarder mes mails et mon Facebook. Ma première réaction est de croire que j’ai été piraté : il y avait du rouge partout, avec des millions de vues, des milliers de nouveaux fans, je n’ai pas compris tout de suite. Quelques minutes plus tard, je réalise que c’est la vague d’Alain qui a buzzé. Je suis ultra content, mais rapidement, je me rends compte qu’une marque, un grand média, m’a volé la vidéo et l’a publiée. Ils avaient cumulé quelque chose comme 60 millions de vues. Non seulement je n’ai rien touché, mais en plus ils n’avaient même pas mentionné Alain Riou, qui était vert, et je le comprends. J’ai cumulé un million de vues et plus de 5 200 likes sur ma page Facebook, mais loin derrière ce média (qui a depuis coulé). C’est ça aussi, l’histoire des images dans le surf.

    Un souvenir impérissable comme moteur de la passion

    Cette journée d’octobre 2014 reste gravée dans ma mémoire comme l’une des plus incroyables que j’ai vécues en tant que caméraman de surf. Malgré les imprévus, les frustrations techniques et les aléas de la diffusion sur internet, je garde un souvenir impérissable de cette session où Hossegor a rivalisé avec les vagues les plus creuses du monde. C’est pour vivre des moments comme celui-ci que je suis passionné de surf, et que je continue à chasser les vagues parfaites, toujours à l’affût du bon endroit au bon moment.

  • Les planches de surf en Mycélium : Révolution écologique en marche

    Les planches de surf en Mycélium : Révolution écologique en marche

    L’industrie du surf, longtemps dominée par des matériaux synthétiques polluants, est en train de vivre une véritable révolution écologique. Face aux défis environnementaux actuels, de nombreuses entreprises innovent pour proposer des solutions plus durables. Parmi elles, une découverte prometteuse attire de plus en plus l’attention : l’utilisation du mycélium, une matière dérivée des champignons, dans la fabrication de planches de surf. Ce matériau naturel et biodégradable représente une alternative crédible et écologique aux matériaux traditionnels comme la mousse de polystyrène et la résine époxy. Alors, comment cette matière fongique révolutionne-t-elle le monde du surf ? Découvrons-le ensemble.

    Le mycélium, une réponse aux défis écologiques de l’industrie du surf

    L’une des principales préoccupations environnementales dans la fabrication des planches de surf réside dans l’utilisation de matériaux non recyclables, tels que la mousse de polyuréthane ou de polystyrène, qui génèrent une grande quantité de déchets et contribuent à la pollution des océans. En outre, les résines chimiques utilisées pour solidifier ces planches sont elles-mêmes toxiques, non seulement pour l’environnement mais aussi pour les ouvriers qui les manipulent.

    Face à ces enjeux, l’industrie du surf est poussée à repenser ses modes de production. L’éco responsabilité devient une priorité, et l’idée de créer des planches biodégradables semble répondre à une attente croissante des consommateurs soucieux de leur impact environnemental. Le mycélium apparaît alors comme une solution idéale : il s’agit de la structure végétative des champignons, pour être plus clair, ce sont les racines du champignon. Ce sont des filaments capables de croître rapidement et d’adhérer à des formes spécifiques. Non seulement ce matériau est biodégradable, mais il peut aussi être cultivé à partir de déchets agricoles, réduisant ainsi l’empreinte carbone de la production.

    L’exemple KOZ Surf en France

    Une entreprise bretonne, KOZ Surf, s’est donnée pour mission de repenser la conception des planches de surf grâce au mycélium.

    La vidéo youtube date du 09 Septembre 2024, et voici nos remarques à la suite du visionnage:

    on est sur une technologie récente, proche de l’artisanat voire de l’expérimentation. Il faut bien commencer quelque part, ce n’est pas forcément une critique. Mais il faut bien l’avouer le rendu, n’est pas au niveau de ce que recherche les surfeurs à l’heure actuelle. D’ailleurs, le ressenti d’Erwan Simon est impartial, on est sur une technologie récente, qui a peut être de l’avenir mais pas encore aboutie.

    Le point le plus critique, c’est le poids de la planche de surf aux alentours de 8 Kg. D’ailleurs, dans une autre vidéo que nous avons visionné, le shaper arrivait à la même conclusion, un pain en mycélium est bien plus lourd qu’en mousse traditionnel.

    La collaboration avec Steve Davies, un pionnier dans le design de planches en mycélium

    Un autre acteur clé dans cette révolution est Steve Davies, un designer reconnu pour son engagement dans la conception de produits durables. Son travail avec le mycélium a commencé il y a quelques années, lorsqu’il a cherché à développer des alternatives aux matériaux synthétiques utilisés dans le surf. Davies, conscient de l’impact environnemental de l’industrie, s’est engagé dans une démarche résolument écologique.

    Son processus de création repose sur l’utilisation de moules dans lesquels le mycélium est cultivé. En quelques jours, ce dernier prend la forme désirée, prêt à être utilisé comme noyau de la planche. Ce procédé permet d’éliminer les déchets et d’optimiser l’utilisation des ressources naturelles. En collaboration avec diverses entreprises, Davies continue de perfectionner ses modèles, alliant esthétisme et performance, tout en réduisant au maximum l’empreinte écologique des planches.

    Les avantages du mycélium pour les surfeurs et l’environnement

    Les planches en mycélium offrent des avantages indéniables, tant pour les surfeurs que pour l’environnement. En termes de performance, elles se distinguent par leur légèreté (on n’est pas d’accord avec lui après avoir visionné plusieurs vidéos), leur résistance aux chocs et leur flexibilité. De plus, leur fabrication à partir de matériaux naturels signifie que leur impact sur l’écosystème est considérablement réduit par rapport aux planches classiques.

    Sur le plan environnemental, l’utilisation du mycélium permet une réduction significative de l’empreinte carbone. Contrairement aux matériaux traditionnels, la culture du mycélium ne nécessite pas de ressources fossiles et peut se faire à partir de déchets organiques. De plus, en fin de vie, ces planches sont entièrement biodégradables, ce qui contribue à limiter la pollution plastique dans les océans.

    Après avoir visionné et lu plusieurs articles sur le sujet, il apparaît que nous sommes encore aux prémices d’une nouvelle matière première. Sur le papier, il s’agit d’une alternative idéale et d’une véritable solution aux défis futurs, grâce à un matériau biodégradable qui nécessite presque aucune énergie fossile. En pratique, cependant, Steve Davies est davantage un designer qu’un surfeur, et les planches de surf en mycélium sont beaucoup plus lourdes et moins performantes que les planches traditionnelles. Cela ne signifie pas pour autant qu’il faille abandonner cette idée, bien au contraire. Souvenons-nous des débuts des planches conçues avec des imprimantes 3D et du temps nécessaire pour obtenir des shapes plus performants. Il est donc important de garder un œil sur cette alternative et d’encourager les shapers à trouver des solutions pour réduire la pollution de notre industrie.

  • Comment Éviter les Arnaques en Ligne : Le Cas de dhdsurf.shop

    Comment Éviter les Arnaques en Ligne : Le Cas de dhdsurf.shop

    Avec la montée en popularité des achats en ligne, les escroqueries sur internet se multiplient. Récemment, une nouvelle arnaque a été détectée sur Facebook avec de nombreuses publicité, utilisant le nom de la célèbre marque de planches de surf, DHD Surfboards. Dans cet article, nous allons vous expliquer comment cette arnaque fonctionne et vous donner des conseils pour éviter de tomber dans le piège.

    L’arnaque DHD Surfboards : un cas récent

    DHD Surfboards, grand vainqueur de la web série « Stab in the Dark » cette année, est une marque très respectée dans le monde du surf. Malheureusement, des escrocs ont profité de cette notoriété pour créer un site frauduleux utilisant le nom de la marque. Le site en question, https://dhdsurf.shop/, propose des planches de surf à des prix incroyablement bas, passant de 652 euros à seulement 119 euros. Il est important de noter qu’il est impossible de trouver des planches DHD à un tel prix, même en période de soldes.

    Comment reconnaître une arnaque en ligne ?

    Pour éviter de tomber dans ce type de piège, voici quelques critères à vérifier :

    1. Vérifiez l’origine du site

    Assurez-vous que le site internet est français et que l’entreprise est bien domiciliée en France. Recherchez un numéro de SIREN clair et une adresse complète. En cas de doute, vous pouvez vérifier ces informations sur des sites officiels comme Infogreffe.

    2. Analysez les prix

    Si les prix semblent trop beaux pour être vrais, c’est probablement une arnaque. Les grandes marques comme DHD Surfboards ne bradent pas leurs produits à des prix dérisoires. Méfiez-vous des promotions trop attractives.

    3. Consultez les avis en ligne

    Faites une recherche sur la réputation du commerçant. Consultez les avis sur des plateformes françaises fiables. Les réseaux sociaux peuvent aussi fournir des informations précieuses. Méfiez-vous des avis sur Google, car ils peuvent être falsifiés.

    4. Vérifiez les mentions légales

    Un site sérieux doit comporter des mentions légales complètes, y compris les informations sur l’entreprise et les conditions de retour. Si ces informations sont absentes ou incomplètes, soyez prudent.

    5. Méfiez-vous des sites étrangers

    Si vous achetez sur un site étranger, évitez les sites « exotiques ». Les sites basés dans des pays avec une réglementation peu stricte sur le commerce en ligne sont souvent utilisés pour des arnaques. Les sites avec des mauvaises traductions comme dessous, c’est jamais bon signe.

    Que faire si vous êtes victime d’une arnaque ?

    Si vous avez été victime d’une arnaque, voici quelques démarches à suivre :

    1. Faites opposition au paiement

    Si vous avez payé par carte bancaire, contactez immédiatement votre banque pour faire opposition au paiement. En France, vous pouvez faire opposition jusqu’à 13 mois après l’achat.

    2. Signalez le site frauduleux

    Signalez le site frauduleux aux autorités compétentes, comme la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) ou Pharos (la plateforme de signalement des contenus illicites).

    3. Partagez votre expérience

    Partagez votre expérience sur les réseaux sociaux et les forums pour avertir les autres consommateurs. Plus les arnaques seront dénoncées, moins elles auront de chances de réussir.

    Les escroqueries en ligne sont malheureusement de plus en plus courantes et sophistiquées. La récente arnaque utilisant le nom de DHD Surfboards en est un exemple frappant. En restant vigilant et en appliquant les conseils mentionnés ci-dessus, vous pouvez vous protéger contre ces arnaques et faire des achats en ligne en toute sécurité.

    Soyez prudent et n’hésitez pas à signaler toute activité suspecte. La vigilance est la meilleure arme contre les escrocs en ligne.

  • Rip Curl Challenge La Nord 2024 : Diego Torre S’impose à Hossegor

    Rip Curl Challenge La Nord 2024 : Diego Torre S’impose à Hossegor

    Quelle journée électrisante à Hossegor pour le Rip Curl Challenge La Nord ! La journée a débuté sur les chapeaux de roues avec un obstacle pour le moins inattendu : un barrage d’agriculteurs, transformant le trajet des surfeurs basques en véritable périple. Comme nous, ils ont dû se lever aux aurores pour rejoindre la compétition. Mais quel spectacle les attendait !

    Dès les premières lueurs de l’aube, les vagues, hautes de 3 mètres et d’une propreté irréprochable, promettaient une compétition mémorable. La marée, encore en baisse, et les bouées au large annonçaient des conditions optimales.

    Un spectacle impressionnant sur les premières série

    Série 1 dans l’eau

    La première série a vu Louis Poupinel (local de l’étape) se distinguer avec brio. Son choix judicieux de vague et un tube backside exécuté à la perfection sur une droite lui ont assuré sa qualification. Un démarrage en fanfare pour le challenge !

    Série 2 avec un total de points presque parfait

    Place à la deuxième série, où le triple vainqueur de l’événement, Vincent Duvignac, a frôlé la perfection. Avec une vague notée 10 et une autre à 9,17, Vincent a démontré une maîtrise absolue du spot et de l’art du tube. Sa troisième vague, notée 9, n’était que la cerise sur le gâteau de sa performance exceptionnelle.

    Les deux dernières séries de ce premier tour

    Dans la troisième série, Gaizka Housset a brillé par sa constance, enchaînant deux vagues autour de 7. Enfin, la quatrième série a été marquée par le spectacle époustouflant de Diego Torre, qui a illuminé la compétition avec un tube magnifique. Le tube, manœuvre reine de la journée, a été à l’honneur et n’a laissé personne indifférent.

    Malgré la marée montante, les vagues ont continué d’offrir un tableau idéal, conservant leur taille imposante. Ajoutez à cela un soleil généreux et un air de printemps, et vous obtenez une journée de compétition simplement parfaite.

    Ce Rip Curl Challenge La Nord à Hossegor a démarré sous les meilleurs auspices, et cela va continuer tout au long de la journée.

    La finale surf avec du suspense

    La finale a été un spectacle époustouflant, marqué par une performance remarquable de Diego Torre, le jeune surfeur d’Anglet. Floris Figues avait lancé les hostilités avec deux tubes impressionnants, mais c’était sans compter sur le talent de Torre.

    Vincent Duvignac, le triple vainqueur habitué à dominer ces vagues, a brillamment rivalisé, reprenant même temporairement la tête. Cependant, c’est dans les derniers moments que Raoul Torre a véritablement confirmé sa victoire, en montrant une maîtrise et une audace exceptionnelles. Avec un choix de vague parfait et une glisse qui frôlait la perfection, il a scoré le tube de la finale, s’assurant une place dans les annales de la compétition.

    Dans un final haletant, le jeune surfeur d’Anglet a trouvé son back-up idéal, remportant ainsi cette onzième édition du Challenge de La Nord. Son triomphe est venu conclure une journée mémorable, remplie d’émotion et de performances de haut niveau.

    Cette édition du Rip Curl Challenge restera gravée dans les mémoires comme un hommage vibrant au talent et à la passion du surf.

  • Rip Curl Challenge à Hossegor : Une Compétition de Surf Incontournable

    Rip Curl Challenge à Hossegor : Une Compétition de Surf Incontournable

    Hossegor, la capitale européenne du surf, s’apprête à accueillir un événement de surf exceptionnel ce mercredi 24 janvier. Le Rip Curl Challenge La Nord, une compétition emblématique et très attendu, promet du grand spectacle après la compétition de Nazaré qui a eu lieu le lundi 22 Janvier 2024. Cette compétition unique, organisée par le Comité des Landes de Surf en collaboration avec le Hossegor Surf Club, entre dans sa 11ème édition, et s’annonce plus spectaculaire que jamais.

    Pourquoi nous apprécions particulièrement cette compétition de surf ?

    C’est une compétition de surf de gros à la rame, et pour être sincère, je ne suis pas fan du surf tracté en compétition. De plus, l’évènement se déroule à Hossegor, et je mentirai si je disais que je ne suis pas fan de cette station balnéaire. Enfin, la vague de La Nord déroule sur un beach break, une vague de sable, qui rend l’évènement toujours très spectaculaire et incertain.

    Cette année, l’événement se tiendra dans le cadre du centenaire de la ville d’Hossegor et sera dédié à la mémoire de Fred BISCAYAR, figure respectée du surf aquitain. Alors que la compétition ne peut se dérouler que dans des conditions optimales, avec des vagues d’au moins 3 à 4 mètres, les prévisions météorologiques indiquent que le 24 janvier pourrait être le jour parfait pour lancer les hostilités.

    Parmi les invités d’honneur, on retrouve des noms prestigieux comme Jérémy FLORES, Éric REBIERE et bien sûr, notre local et triple vainqueur, Vincent DUVIGNAC, qui a déjà marqué l’histoire de ce challenge. Ils seront rejoints par 21 surfeurs landais et 10 des meilleurs surfeurs aquitains, prêts à affronter les vagues mythiques de la Nord.

    Vincent Duvignac, à l’aube d’une nouvelle victoire ?

    Au Comptoir Du Surf, nous avons une relation spéciale avec cet événement, ayant suivi de près les exploits de Vincent Duvignac lors de sa victoire mémorable. Cette année, nous sommes impatients de voir qui emportera les trophées dans les différentes catégories, dont celui de la plus grosse vague surfée et du meilleur wipe-out, un prix qui célèbre l’audace et l’engagement des surfeurs.

    Nous avons prévu de nous déplacer pour l’occasion, et de pourquoi réaliser une nouvelle vidéo de la journée comme nous l’avions fait dans le passé.

    Préparez-vous donc, amateurs de surf et d’émotions fortes, à vivre un événement exceptionnel à Hossegor. Le Comptoir Du Surf sera là pour partager chaque moment avec vous, en souvenir de ceux qui ont façonné l’histoire de ce sport dans nos cœurs et sur nos côtes.

    Restez connectés pour plus d’informations, et que le meilleur surfeur gagne !

    À bientôt sur les vagues,

  • Johanne Defay, vainqueur du Roxy Pro G-Land 2022

    Johanne Defay, vainqueur du Roxy Pro G-Land 2022

    Crédit photo: 2022 World Surf League

    La surfeuse réunionnnaise Johanne Defay vient de remporter sa deuxième victoire sur le WCT au Roxy Pro G-Land 2022. C’est sa cinquième victoire sur le tour: la première à l’US Open en 2015, Fidji en 2016 (une gauche sur le récif), Uluwatu CT en 2018, une autre gauche sur récif, Surf Ranch Pro Lemoore en 2021 (dans la piscine à vague de Kelly Slater).

    Définitivement, la réunionnaise s’impose comme une des meilleures surfeuses du tour sur les gauches de récif. Depuis le début de l’année, la française fait preuve d’une régularité impressionnante en atteignant à de nombreuses reprises les quarts de finale. Mais cette fois, elle fait la différence en gérant de manière optimale les séries les unes après les autres. Durant toute la compétition, la surfeuse réunionnaise a eu des séries serrées avec des scores plutôt élevées. Après un premier tour délicat, elle doit passer par le second tour où elle domine la surfeuse américaine Courtney Conlogue. Puis elle élimine Stéphanie Guilmore, la surfeuse australienne. En demi-finale, elle élimine une autre australienne Bronte Macaulay, dans une série très serrée. En finale, Carissa Moore, la numéro un mondiale, qui malgré le plus haut score de la série, elle n’aura pas eu le temps de trouver un back-up suffisant pour passer devant la surfeuse française. Johanne Defay était numéro 5 mondiale avant cette épreuve, et passe dorénavant à la 3ᵉ place, nul doute qu’elle marque de précieux points avant le prochain CUT.

    Un surf backside surpuissant, la spécialité de Johanne Defay

    Johanne Defay est une surfeuse, qui a commencé le surf à l’âge de 8 ans sur l’île de la Réunion. Elle a passé son enfance sur la célèbre gauche de Saint Leu, un apprentissage sur l’une des plus gauches de récif au monde. Depuis de nombreuses années, Johanne a construit ses plus belles victoires sur des gauches, et notamment de récif avec une victoire à Uluwatu, une demi-finale à Fidji en 2015 et une victoire en 2016. Johann Defay tire parti de son surf backside, c’est également backside qu’elle scora sa meilleure vague lors de sa victoire au Surf Ranch Lemoore en 2021. On se souviendra également dès son plus jeune âge de sa 2e place du Swatch Girls Pro France 2013 à Seignosse, performance qui lui a permis de se qualifier sur le WCT. Elle avait alors développé un surf surpuissant sur des gauches solides, une surprise pour les non-initiés, mais pas pour les connaisseurs qui l’avaient observés à Saint Leu.

    Une surfeuse régulière et douée sur toutes les vagues

    Si la surfeuse française est particulièrement douée sur les gauches de récif, il ne faut pas la résumer à cette seule qualité. Johanne Defay est une surfeuse régulièrement, qui s’est également illustré grâce à sa régularité, son sens du tube, et des manœuvres puissantes. Elle a notamment marqué l’édition 2021 de la compétition Surf Ranch dans la piscine à vagues, en réalisant le plus beau tube de la compétition.

    Une surfeuse sans sponsor pendant de nombreuses années

    La réunionnaise, malgré une carrière exemplaire à tous les niveaux, a longtemps été sans sponsor surf durant de nombreuses années. Une situation dénoncée par elle-même et son entourage. Mais, depuis le début de l’année, elle a enfin le soutien de la marque américaine O’neill.

  • Mort de Dick Brewer : une légende du surf nous a quittés à 85 ans

    Mort de Dick Brewer : une légende du surf nous a quittés à 85 ans

    La légende Dick Brewer. L’un des shapeurs les plus influents et les plus importants à avoir jamais tenu un rabot, le maître s’est gracieusement envolé vers l’au-delà.
    Né près de Duluth, Minnesota, en 1936, à la fin de la décennie, sa famille s’était installée à Long Beach, Californie. Au début des années 50, Brewer a découvert le surf, et en 59, il a shapé sa première planche. En déménageant à Oahu, il a été formé par Mike Diffenderfer et Bob Shepherd au métier de shaper. En 1961, Brewer a ouvert son propre atelier, Surfboards Hawaii à Haleiwa.
    Un génie lorsqu’il s’agit de concevoir et de construire des planches Gun pour les grosses vagues, ses shapes sont très recherchés depuis plus d’un demi-siècle. L’une des plus grandes contributions de Brewer a eu lieu à la fin des années 60, lorsqu’il s’est retrouvé au centre de la révolution du shortboard.


    « À Hawaii, les meilleurs jeunes surfeurs de mon groupe de copains dont Reno Abellira, Jacky Everly, Roy Mescer, Kiki Spengler, Jimmy Lucas, Jeff Hakman, Jock Sutherland, surfaient tous sur des Brewer/Bing Pipeliners, les shapes de Dick », se souvient Gerry Lopez.
    « Jock, qui était peut-être le meilleur surfeur de l’époque, en avait deux. Le 9’5″ qu’il a utilisé lors du championnat du monde en 1966 à San Diego, où il a obtenu la deuxième place derrière Nat. Buddy Dunphy et moi allions jusqu’au North Shore et nous arrêtions chez Jock, et il nous prêtait la 9’4 ». On n’est jamais allé à Rocky Point avec cette planche. On surfait dans un endroit où, si on la perdait, elle irait sur le sable et ne serait pas abîmée ou rayée. On était assez respectueux et voulait en prendre soin. Un jour, on surfait sur la gauche de Velzyland et Dick Brewer est arrivé en pagayant. Je crois qu’il m’avait vu surfer quelques vagues, alors il a ramé, il m’a regardé et il a dit : « C’est la planche de Jock ».
    « Et j’ai dit, ‘Oui, il nous l’a prêtée. C’est la meilleure planche que j’aie jamais surfée. »
    « Alors il m’a dit : ‘Je vais t’en faire une. Apporte juste un pain de mousse et viens à Maui. »
    Comme on dit, le reste appartient à l’histoire.
    Repose en paix, Dick. Merci pour toutes ces belles planches de surf, pour ton dévouement au métier et pour avoir inspiré tant de gens à poursuivre leurs rêves pendant toutes ces années.

  • La Sainte, épisode 5 : du brouillard, des vagues et le COVID

    La Sainte, épisode 5 : du brouillard, des vagues et le COVID

    Le blog de Comptoir Surf est de nouveau opérationnel depuis quelques jours, et c’est une bonne chose. Je me suis rendu compte qu’à aucun moment, on a introduit notre websérie ou webvidéo ou Vlog sur notre site. Du coup, je me suis dit que ce serait cool d’écrire un petit article pour expliquer le comment du pourquoi de la série, et ce qu’on aimerait faire dans le futur.

    Introduire une websérie alors qu’on en est au cinquième épisode, c’est original….C’est vrai, mais je crois qu’il est temps.

    Voici donc l’épisode 5 La Sainte

    Pourquoi la websérie s’appelle La Sainte

    Il va falloir revenir longtemps en arrière, lorsque jétais étudiant à la fac à Bordeaux. Je surfais souvent à Lacanau comme de nombreux autres étudiants. Puis j’ai découvert le Cap Ferret, et surtout un petit coin le Grand Crohot qui avait un surf club, proche de la plage, dans la forêt de pins. A l’époque (j’en parle au passé car je n’y suis pas retourné depuis des décennies), il y avait une bande de copains qui s’occupaient de ce club. Et je suis tombé de suite sous le charme de ce petit coin de plage et de cette bande de surfeurs, où l’ambiance était bien plus cool.

    Lorsque les conditions étaient réunies : soleil, vagues, vent off shore et bande de sable à la hauteur de nos espérances. Les surfeurs criaient : « C’est la Sainte, mec ». Quand tu entendais ce mot « Sainte », tu comprenais de suite que tu allais avoir une bonne journée.

    On n’a rien inventé, on a juste repris cette expression, qui avec nostalgie, me rappelle ces merveilleuses années.

    Le concept de « La Sainte »: soleil, vagues, bonne ambiance…

    Le concept, vous l’avez compris est simplissime. On réunit quelques surfeurs pour une journée de surf, qui est censé être parfaite. « Censé être parfaite » car le surf est tout sauf une science exacte. Toute est capricieux dans le surf : le vent, la houle, les bancs de sable… On a également choisi la difficulté en essayant des épisodes sur des bancs de sable un peu à l’abri des regards. Méfiez-vous des images que vous voyez, souvent on introduit des images trompeuses. Le but n’est d’inviter à surfer tel ou tel spot, mais plutôt de ne pas oublier que chercher un bon banc de sable à l’abri des regards, fait parti du surf en lui-même.

    Il y a donc des déceptions, de temps en temps quant à la qualité des vagues, mais ce qui ne change pas, c’est la bonne ambiance grâce aux surfeurs…On se souviendra longtemps de cet épisode 2 où les vagues étaient incroyables et Arthur Bourbon dans une forme royale.

    Les différents épisodes en ligne

    épisode 1

    Épisode 2

    Épisode 3

    Épisode 4

  • La plus grosse vague jamais surfée en France

    La plus grosse vague jamais surfée en France

    On pourrait croire que le titre est racoleur, voir pute à clique, finalement on est plus proche de la réalité que de la fiction. Bizarrement, la session de surf ne date pas d’hier, mais du 29 octobre 2020. Pourquoi j’en parle aujourd’hui ? C’est parce que le documentaire-film Le Cercle sur Pierre Rollet vient de sortir. Un film à ne pas manquer qui est maintenant disponible sur YouTube gratuitement. Regardez en bas de plage et profitez du spectacle.

    Belharra, la scène du crime : Une vague gigantesque

    On est donc le 29 octobre 2020, un joli train de houle est annoncé et tout le monde est dans les starting blocs. Il faut dire que les dernières sessions à Belharra n’ont pas été au rendez-vous depuis le fameux swell Hercules en 2014. La vague Belharra proche de Saint Jean Luz, à trois kilomètres au large lorsque vous êtes sur la route de la Corniche. Un haut-fond monstrueux qui ne casse qu’avec un gros train de houle et une marée basse. Une vague difficile à cause des vents omniprésents qui ont souvent gâchés la session. Le 29 octobre 2020, je suis sur la Corniche depuis le lever du jour. Le swell est en baisse et Belharra casse, mais n’est pas aussi spectaculaire qu’en 2014 jusqu’à cette vague. Pierre Rollet s’élance sur une vague qui casse parfaitement et surprend de nombreux bateaux dans la passe. L’engagement est total. Il est difficile de filmer depuis la corniche pour plusieurs raisons. La vague de devant cache souvent la deuxième, et on peut voir que Pierre Rollet disparait quelques secondes au bottom, mais on arrive à mesurer la taille, et se rendre compte que c’est monstrueux. L’autre difficulté, c’est le vent. Quand on filme avec un zoom aussi important (entre 1200 et 2400 mm pour les adeptes), chaque petit mouvement représente une saccade très importante. Il faut donc une journée sans vent pour arriver à un tel résultat.

    Retrouvez nos leashs de surf pour les grosses vagues

    Est ce la plus grosse vague jamais filmée à Belharra

    Sur le coup, on avait publié la vidéo, et on pensait qu’elle faisait partie des belles vagues surfées à Belharra. L’autre jour en visionnant “Le Cercle”, on a relancé le débat lorsque Peyo Lizarazu indique que c’est la plus grosse vague surfée à Belharra. Difficile de donner une taille, d’autant qu’il disparaît au bottom quelques secondes. Je ne connais pas la méthode de calcul, toutefois on a fait une capture d’écran pour mesurer et vous donner une idée. Si on part de l’hypothèse que Pierre Rollet fléchi, mesure 1,50 m, on arrive à une estimation entre 14 et 16 mètres, loin du record de Nazaré mais surement un record en France.

    Pierre rollet plus grosse vague Belharra

    Un copilote auteur d’un ride également impressionnant

    Lors de cette même journée, le copilote de Pierre Rollet était Stéphane Iralour, qui lui aussi a pris une vague aussi grosse, un ride qui finit moins bien, mais une vague tout aussi exceptionnelle. On vous laisse juger.

    Le film « Le Cercle » sur Pierre Rollet

  • Innovation combinaison surf : qu’est-ce que le Hybrid U-zip

    Innovation combinaison surf : qu’est-ce que le Hybrid U-zip

    C’est l’histoire d’une vidéo que je visionne sur Youtube. Je regarde cette vidéo et j’ai l’impression de voir la présentation d’une combinaison surf qu’on pourrait acheter sur Alibaba, voir sur Wish. La vidéo est en chinois, ou japonais. La combinaison de surf a la particularité d’avoir un zip que je n’avais jamais vu auparavant…. J’en rigole, et je zappe.

    Combi surf, le système Hybrid U-Zip

    Sauf que quelques jours pour plus tard, je vois une deuxième vidéo sur une combinaison de surf avec le même type de zip. Qu’est-ce que ce système ? Les mots Hybrid U-Zip sont les seuls mots que je comprenne. Je lance une recherche sur Google et je tombe sur un site japonais dans un premier temps. La page internet est en japonais, mais heureusement j’ai un traducteur qui marche plutôt pas mal. Voilà, ce qui en ressort.

    Le HYBRID U-ZIP est une construction unique et innovante de la fermeture éclair. Après le backzip, le frontzip ou le zipperless qui sont la norme pour les combinaisons d’hiver depuis quelques années. Je ne vais pas m’aventurer dans la description de ce système, regardez plutôt les photos et les vidéos ci-dessous. L’ouverture large permet de l’enfiler et de l’enlever facilement et l’absence de fermeture éclair à l’arrière permet de pagayer en toute simplicité.

    Le constat de base, c’est que de nombreux surfeurs se plaignent que les zips sur la poitrine, limitent le mouvement des épaules et des bras. Toujours d’après le texte, le zip « Hybrid U-Zip » est une longue fermeture éclair en forme de U au niveau de la poitrine avec un système de rabat à l’intérieur afin de limiter les entrées d’eau. Le système semble donner plus de liberté de mouvement aux surfeurs tout en limitant les entrées d’eau.

    Innovation Combinaison surf

    Vissla en collaboration avec Axxe Wetsuit

    Ok, à ce stade, je vous avoue que je ne suis pas convaincu. Cependant, en continuant de chercher sur Google, je m’aperçois que la marque de combinaison surf Axxe a développé un système de zip, et qu’en collaboration avec Vissla, un modèle est disponible à la vente sur le site internet de la marque. La combinaison est au prix de 670 euros avec un néoprène haut de gamme, du limestone équivalent Yamamoto, j’imagine… Le site internet indique que ce nouveau système de zip a trois avantages :

    • augmente l’amplitude de mouvement au niveau du cou et des épaules, pour rendre la rame plus facile et agréable.
    • la combinaison est plus simple à enfiler et à enlever que n’importe quel autre zip sur le marché.
    • Le zip a un système innovant pour empêcher l’entrée d’eau.

    Difficile de donner un avis positif sans tester la combinaison ou même la tenir entre ses mains. Esthétiquement, la première version que j’ai vu, me faisait penser à du bas de gamme, mais le modèle de Vissla semble avoir une finition bien meilleure. Finalement, ce qui me perturbe le plus, à qui s’adresse ce modèle ? Si le frontzip vous pose problème, il existe des modèles zipperless. À moins que les combinaisons zipperless soient trop durs à enfiler, et c’est vrai que je l’ai déjà entendu…. La suite, bientôt….

    Je finis cet article et quelques jours plus tard, Inertia commence à parler de ce fameux à travers l’interview de Devon Howard. Voici ce qu’on peut lire : « Les combinaisons Axxe sont fabriquées au Japon, où, culturellement, on est vraiment fier de la qualité des produits fabriqués. Le matériau et la coupe des combinaisons sont irréels, et plus récemment, Axxe a introduit son U-Zip. La première chose que j’ai remarquée à propos de l’U-Zip, c’est la possibilité de l’enfiler et de l’enlever rapidement et facilement. J’ai des épaules assez larges, et toutes les autres combinaisons à entrée par le cou que j’ai essayé chez les autres marques ressemblent à un combat pour les mettre et les enlever. Avec ce système de zip, c’est beaucoup plus d’enfiler votre combinaison surf. Vous obtenez un confort incroyable au niveau des épaules pendant que vous ramez et vous n’avez jamais d’entrée d’eau avec ce zip. Même en faisant du bodysurf, je n’ai jamais d’eau qui s’engouffre dans la combinaison. Chapeau à la personne de l’équipe Axxe qui a eu l’idée de ce design. Toutes mes combinaisons à venir auront ce système d’entrée. »

    Témoignages de surfeurs français qui ont testé ce type de combinaison

    Après avoir publié l’article, nous avons reçu quelques témoignages pour compléter nos propos. Et je dois avouer que les termes sont élogieux.

    Tout d’abord, Seb du surf shop Natura à Léon dans les Landes : » testé et validé, le U zip est 10 fois meilleur que le front zip, boucherie « 

    Le surfeur/shapeur Paul Duvignau fait le même constat.  » De loin, la meilleure combi que j’ai porté de ma vie, hyper flex, surtout en haut, le zip est super fin comparé aux zip des combinaisons habituelles, pas d’entrée d’eau et l’intérieur est hyper chaud « 

    Ces deux témoignages parlent du modèle Vissla mais un internaute (« merci, Pierre S. de l’information) nous a envoyé un message pour nous prévenir qu’une autre marque avait adopté ce nouveau zip:

    « Intéressant l’article sur le système U-Zip 👍
    Il y a aussi la marque portugaise Janga qui commercialise ce genre de combis sous le nom Xzip, on en entend pas trop parler donc à tester ! »

    Les témoignages sont élogieux, il ne reste plus qu’à trouver une combinaison pour l’essayer.

    Il est important également de rajouter que plusieurs marques travaillent déjà sur un modèle futur qui pourrait adopter ce nouveau type de zip. À surveiller, surtout s’il devient la nouvelle norme en la matière.

  • Comment choisir votre dérive longboard ?

    Comment choisir votre dérive longboard ?

    Dans cet article, nous allons traiter uniquement de la dérive centrale d’une planche longboard. C’est une question récurrente à laquelle on va répondre avec grand plaisir. Il est important de différencier les longboards montés en tri-fins et en Single. Une planche Single, c’est une board qui a uniquement l’aileron central, à l’inverse des Tri-Fins qui gardent les dérives latérales pour un surf plus performant, plus polyvalent et plus sur le rail.

    Choisir la bonne configuration et le bon design d’aileron peut faire la différence entre le plaisir et la frustration. Plusieurs facteurs influencent le bon fonctionnement d’un aileron : la forme et la taille de la planche, le style de surf et le type de vague joueront tous un rôle.

    Il existe des règles de base à connaître, mais comme le disait Mickey Dora « There’s only one rule in surfing, there are no rules.” ou en français « Il n’y a qu’une seule règle dans le surf, il n’y a pas de règles. »

    Après tout, si vous ne pouvez pas le faire avec style, pourquoi le faire ?

    Vous cherchez une dérive longboard pour votre planche Single

    Quand on parle de single, on parle souvent de glisse classique. L’idée de mettre un aileron sur une planche de surf a sans doute commencé avec Tom Blake à Hawaii en 1935. Blake raconta:  » Quand j’ai pagayé pour la première fois, j’ai eu l’impression qu’il était beaucoup plus facile de garder une ligne droite. Ma première vague avec un aileron a été la preuve. Jamais auparavant je n’avais connu un tel contrôle et une telle stabilité. La planche n’a pas dérapé, elle s’est dirigée facilement et elle a tourné comme vous le vouliez. » Il y avait beaucoup de travail à faire, mais la graine avait été semée.

    Cependant, les premiers ailerons ressemblaient davantage à un gouvernail de bateau qu’aux dérives d’aujourd’hui.

    Dans les années 60, des grands noms comme George Greenough, Nat Young ou Bob McTavish ont permis de faire évoluer les dérives pour les rendre plus performantes. Une recherche des meilleurs matériaux aux design qui continuent d’évoluer au fil des années.

    Commençons par le critère de base d’un aileron longboard, à savoir la taille. Il existe une règle de base à connaître pour les adeptes des planches Single. Vous devez prendre une dérive plus grande d’un pouce, que la taille de votre planche en pieds. A savoir, pour une planche Single de 9 pieds, je vais choisir un aileron de 10 pouces. C’est une règle de base qui peut varier en fonction du design de votre aileron, des rails de votre planche, ou de vos préférences. Mais c’est une règle à ne pas omettre, surtout quand on est débutant.

    La base de votre aileron surf

    Plus votre base d’aileron sera grosse, plus votre dérive apportera de la vitesse à votre planche. Cependant, plus la base de votre aileron est grosse, moins les virages serrés seront possibles.

    Le foil n’a pas ou peu d’impact ici, car toutes les dérives centrales ont un foil 50/50 pour une meilleure stabilité.

    Au niveau des matériaux, les ailerons de longboard sont généralement l’alliage de fibre de verre et de résine, une composition apportant un flex suffisant pour faciliter les virages et garder une bonne vitesse.

    L’aileron Pivot (très peu flexible) est la forme standard utilisée pour le nose riding. Ils sont conçus pour vous ralentir et vous aider à garder le tail de votre planche dans l’eau pendant que vous êtes sur le nose (l’avant de la board), tout en vous permettant de marcher et de faire pivoter la planche dans un rayon relativement étroit.

    Il est important de noter que sur les longboards Single, la position de l’aileron est le plus souvent placée à l’arrière.

    Si vous choisissez la configuration Single, c’est que vous souhaitez surfer de manière plus traditionnelle, puriste ou le terme que vous préférez. Vous appréciez les noses, et les virages à grand coup de pied arrière. De plus, le single est plus adapté à des vagues plutôt molles, fuyez les vagues creuses sinon lancez-vous avec une configuration Tri-Fins.

    Quel aileron pour un longboard Tri-Fins

    Il existe plusieurs types d’ailerons latéraux, mais cela fera l’objet d’un prochain article.

    Pour revenir sur les principes de base, on va commencer par la taille de la dérive. Ainsi, à l’inverse des longboards Single, sur un Tri-Fins, on choisit un aileron plus petit d’un pouce que la taille de votre longboard en pied. Ainsi, pour un longboard de 9 pieds, on va choisir une dérive de 8 pouces. C’est la règle de base, mais elle dépend de vos ailerons latéraux. On peut ainsi voir de nombreux longboarders professionnels avec des ailerons latéraux issus de jeu de dérives pour shortboarder, des ailerons plus grands et avec une surface supérieure à ce que l’on retrouve sur les ailerons latéraux de longboard. Ainsi, la plupart des longboarders pro utilisent des dérives de 7’5 pouces voire 7 pouces sur leurs planches de compétition.

    Il faut donc prendre en compte votre niveau de surf ainsi que la taille de ces dérives latérales dans votre choix.

    Si vous avez le choix du tri fins, vous cherchez la polyvalence, la performance, et cela va se traduire par un design d’aileron plus « agressif » , avec un rake beaucoup plus prononcé. Le rake est en quelque sorte l’opposé du pivot. Le pivot, c’est un aileron très vertical avec peu de courbe vers l’arrière.

    Un aileron avec plus de rake aura généralement une base plus large menant à une pointe plus étroite, et sera souvent plus léger, plus flexible. Le rake à l’extrémité de l’aileron permet à la dérive de charger l’énergie au début d’un virage, puis de fléchir et de libérer l’énergie, souvent à mi-chemin du virage. Ces dérives permettent des virages plus sur le rail, plus proches de la pratique du shortboard. Ces dérives sont également performantes pour les noses (il suffit de voir les compétitions de longboard), mais n’ont pas autant d’adhérence généralement qu’un pivot.

    La base, le foil, les matériaux, ce qui est vrai pour les dérives single fins, l’est également pour un aileron sur une planche Tri-Fins. Ainsi, la majorité des dérives centrales sont en fibre de verre et résine, car ces matériaux offrent un bon compromis entre flexibilité et légèreté. Le foil est 50/50 également car c’est une dérive centrale et nécessite la meilleure stabilité grâce à un foil similaire sur les deux faces.

    De même, plus la base est longue, plus votre planche sera rapide mais moins elle sera maniable.

    Pour conclure, en 2017, WSL avait annoncé que l’étape en Papouasie devait se dérouler en Single Fins, ce qui avait provoqué un mini scandale de la part des compétiteurs, puisque la grande majorité n’utilise en compétition que des planches montées en Tri-Fins. Wsl décida de revenir en arrière, ce qui fut la meilleure décision, d’autant que la vague était particulièrement creuse pour la pratique du longboard. Et l’on sait que sans les dérives latérales, il est difficile de garder cette adhérence dans les vagues les plus exigeantes.

    Vous avez les bases, maintenant c’est à vous de choisir votre aileron longboard en fonction de votre niveau, de votre matériel et de votre préférence pour la polyvalence, le classicisme ou le nose riding.

  • Arnaque, un Surf Shop aux prix imbattables

    Arnaque, un Surf Shop aux prix imbattables

    Depuis quelques jours, un site de surf shop en ligne récupère les informations de carte bleu de ces « clients ». Une arnaque, qui prend de l’ampleur, grâce à des tarifs plus qu’attractifs, voire douteux sur des planches de surf. On parle de marques connues mondialement. On peut même voir la publicité tournée sur facebook, histoire d’attirer un maximum de clients en peu de temps.

    L’histoire débute ainsi, en regardant mon fil d’actualité ce week-end. Je vois une publicité pour une Al-Merrick à 116 dollars, frais de transports gratuits et sans taxes à réception du colis….Mais bien sûr. Le magasin en ligne douteux vend plus qu’à perte. Tous les plus grands shapeurs du monde à moins de 150 euros: Channel Islands, Lost, Pyzel, Bing ou Firewire, une liste sans fin. Vous en aviez rêvé, ils l’ont fait. Enfin, oui et non, car la planche, vous ne la verrez jamais.

    Au début, on pense à un surf shop qui est en liquidation, mais il faut rappeler qu’il est interdit de vendre à perte. Je peux vous assurer, qu’un professionnel ne touche pas à ce prix les planches de surf et encore moins lorsqu’il s’agit de shapeurs mondialement connus. Sans parler de la gratuité des taxes et du transport. Le site est pourtant propre et professionnel, mais il existe quelques détails surprenants en dehors des prix pratiqués. Tout d’abord, le site ne vend que des planches de surf, pas de dérives, leash ou combinaisons surf. De plus, le surf shop existe réellement sauf que l’adresse URL n’est pas exactement la même. Le vrai magasin est surfstationstore alors que là, c’est surfstationshop. Les deux sites ont la même mise en page, le même logo….Troublant

    Du coup, Surf Station, le réel magasin a pris les mesures adéquates pour contrer cette tentative d’arnaque en contactant google. Conclusion, un nouveau site internet vient d’éclore aujourd’hui au nom de surfboardsstores avec le même design, les mêmes prix hallucinants et au final la même arnaque pour des internautes et surfeurs imprudents. Ne tombez pas dans le piège et partagez au maximum cet article pour prévenir vos amis, connaissances ou collègues de boulot de cette arnaque.

    Quelques mois plus tard, je viens de voir réapparaître en ce début Juillet 2019 une nouvelle publicité facebook renvoyant vers un site marchand, qui vend des planches Beater au prix de 83 dollars, autant vous dire bien en dessous du prix de vente mais également d’achat. Surtout n’achetez pas sur ce site, qui vend tout et n’importe quoi. On voit bien que ce n’est pas sérieux, mais on est toujours tenté.

    Mais que recherchent les personnes derrière ces sites. Votre numéro de carte bleue, voir votre numéro de compte bancaire. Le temps que vous vous rendiez compte que c’est une arnaque, ils ont tout le temps nécessaire pour utiliser vos données personnelles? Ne prenez pas de risques

    Pour l’instant, aucune arnaque de ce genre n’a été encore montée en France. Donc, un conseil, achetez en France pour éviter toutes mauvaises surprises…..

  • Les dérives surf les plus rapides au monde

    Les dérives surf les plus rapides au monde

    « Plus vous allez vite, plus vous allez vite. » Ce slogan simpliste est l’œuvre d’une entreprise australienne, qui a voulu retenir l’attention des médias sur son nouveau design d’ailerons surf lors du passage des surfeurs professionnels à Margaret River

    Glenn Miller et Wayne Blakeney, deux amis australiens sont les propriétaires de l’entreprise Quobba Fins. Ils ont dépensé quelques 2,5 millions de dollars et, croyez-le ou non, quatre décennies de conception pour aboutir à un tel résultat.

    « Etant surfeur toute ma vie, je voulais juste faire en sorte qu’une planche de surf aille plus vite », a déclaré Miller à ABC Australia.

    Le design des dérives Quobba ne semble pas révolutionnaire dans son ensemble, comparable à un aileron traditionnel mais c’est au niveau de la base de l’aileron que les choses diffèrent.

    Les ailerons ont une crête évasée, à environ un demi-pouce au-dessus de la planche, avec un espace creux en dessous. L’idée est de créer une poche de basse pression au bord à la base de la dérive surf, réduisant ainsi la traînée, et augmentant la vitesse.

    Plus l’eau se déplace rapidement autour de l’aileron, plus la pression sur la base de l’aileron est faible.

    « C’est comme un turbo », dit Miller.

    Les ailerons sont fabriqués à partir d’un polymère haute performance, ultra léger, ultra résistant dont le fournisseur est Suisse et la production se fait à Taïwan.

    Je suis sceptique par nature, surtout en ce qui concerne les astuces d’ingénierie que les grandes entreprises dans le monde du surf n’ont pas encore compris. Mais le pro brésilien Jano Belo (qu’on ne connaît pas), qui habite près de Margies, a gagné une compétition locale avec des dérives surf Quobba Fins, il y a quelques semaines. Nous savons donc qu’ils fonctionnent au moins aussi bien que les ailerons ordinaires. Toujours selon lui, « la première que je les ai mises, j’ai senti la différence de suite. »

    Même si l’innovation semble intéressante sur le papier, difficile pour nous de donner un verdict sachant que nous n’avons pas de prototype à essayer, et qu’on ne connaît aucun surfeur digne de confiance ayant pu les tester. Ces dernières années, quelques entreprises ont essayé de révolutionner le design des dérives surf, dont les français S-Wings…

    Il reste une barrière et pas des moindres le prix. Un jeu d’ailerons surf Quobba Fins (disponible en FCS 1 ou Future) vous coutera 230 dollars australien, soit 144 euros. Le prix d’un jeu de dérives FCS 2….A suivre

  • Dérives surf: Tri Fins ou Quad pour surfer les barrels?

    Dérives surf: Tri Fins ou Quad pour surfer les barrels?

    Parlons ailerons surf avec Vincent Duvignac et PV Laborde

    C’est un débat, vieux comme le monde, mais finalement peu de papiers sur internet en parlent réellement. La semaine dernière, des bonnes vagues tubulaires ont déferlé sur nos côtes, et en assistant à ce spectacle, j’ai été surpris des différentes options de dérives sur des riders. Du coup, l’idée m’est venue de poser la question à deux surfeurs connus et reconnus pour leurs compétences en la matière, les tubes. D’un côté, Vincent Duvignac, un vrai renard des tubes; et de l’autre Pv Laborde, le spécialiste de la gauche tubulaire.

    Quelle est votre préférence pour les vagues creuses? Tri-Fins ou Quad?

    Pv Laborde: Alors, de mon point de vue, pour les vagues creuses, j’utilise plus souvent des tri-fins que des quad, surtout pour les vagues de chez nous qui arrivent souvent sous la forme de triangle

    Je préfère les dérives surf Quad lorsqu’il y a des longs murs pour bien accrocher la paroi et aller vite sur le côté au take off.

    Tri-Fins pour les tubes triangulaires, quad pour les longs murs creux.

    Vincent Duvignac: J’apprécie et utilise souvent des dérives surf quads pour les tubes car j’aime savoir que je ne vais pas décrocher si je démarre en retard sous la lèvre, mon pied arrière étant vraiment sur le rail. J’aime la stabilité des ailerons quad, surtout lorsque le foam boal veut « chasser » l’arrière de la planche de surf. Les dérives quad permettent aussi d’aller plus vite lors de la prise de vitesse, lorsque la pression verticale d’une flexion se fait sur le 1/3 arrière. 

    Cependant il est bon de garder les deux dérives arrières avec un certain degré d’ouverture pour palier au fait que la planche sera moins maniable …

    Comment s’est fait votre choix de dérives lors de cette session?

    Pv Laborde : J’ai pris une planche pas très grande, équipée en Tri-fins uniquement, mais avec des rails boxes pour bien tenir. j’ai pris les dérives surf VD (Vincent Duvignac) de Feather Fins car elles ont une base assez large et ne sont pas très longues. J’insiste sur le fait que les vagues, que nous surfons, sont assez courtes et triangulaires. Il y a la possibilité de faire un take off et tracé, mais également de serrer en faisant un bon bottom pour se caler.

    Vincent Duvignac : J’ai longtemps hésité lors de cette session entre les Tri-Fins et les quad car j’ allais déjà utiliser une planche alourdie, donc qui accroche relativement bien (la clef) . Les dérives surf Tri-Fins m’auraient permis de manœuvrer plus facilement c’est vrai , mais mon objectif était seulement de réussir des tubes et d’être à l’aise sur les meilleures vagues, et prendre pourquoi pas la bombe devant PV. 😉

    Quelles sont les limites des dérives Quad dans les vagues?

    Pv Laborde : Les dérives surf quad, je n’utilise ça que dans les grosses vagues qui tendent avec une planche plus grande pour accrocher. Ce serait bien que j’essaie sur une petite planche dans des vagues à manœuvres mais j’ai vraiment du mal à arrondir mes courbes avec./p>

    Vous aurez bien compris que la principale qualité des dérives surf Tri-Fins, c’est la maniabilité. Et à l’inverse, les ailerons Quad permettent une stabilité et une accroche primordiale pour de nombreux surfeurs. A titre personnel (moi qui écrit l’article et non ses deux professionnels), dans les tubes ronds ou les vagues creuses, je préfère largement les Quad qui acceptent mieux mes erreurs. Question suivante auprès de nos experts, s’il vous plaît.

    Vos dérives surf préférées chez Feather Fins?

    Pv Laborde : Mon modèle préféré, c’est les ailerons surf VD de Feather Fins car elles ont une base assez large et pas très longue. C’est ce qui correspond le mieux à mon surf. Pour des vagues parfaites comme aux îles Mentawaii, je pense que le modèle de gony zubizarreta ou le modèle de Jonathan Gonzalez ne sont pas mals mais je n’ai pas essayé assez de modèles différents. J’ai des dérives Bambou et les F2 à tester là.

    Vincent Duvignac : Mon modèle préféré de dérives reste le mien, les VD de Feather Fins. La base large des dérives latérales  permet de pousser fort et la centrale permet d’exécuter des pivots plus brefs . C’est le bon mix pour les vagues de chez nous . Sur un point break je préfère le modèle carbon de Luis Dias pour garder un maximum de drive.

    Ils ne sont pas d’accord sur les dérives surf Quad mais ils sont d’accord sur leur modèle préféré, c’est un bon début. Pour préciser, Vincent Duvignac utilise les deux dérives surf latérales du modèle VD de Feather Fins ( son propre modèle ), avec les ailerons REAR de la même marque.

  • Comment placer votre dérive longboard centrale?

    Comment placer votre dérive longboard centrale?

    Partons d’un constat simple, il existe de multiples configurations différentes pour placer votre dérive longboard, et quand je parle d’aileron de longboard, il est évident que je parle de la dérive centrale. Cela dépend vraiment de la façon dont vous surfez, du type de vagues mais également de votre choix de planche. Il existe cependant des règles basiques mais simples pour vous aider dans votre choix.

    La position de votre aileron vers l’avant ou l’arrière.

    Le principe de base est que, plus vous placez votre dérive surf centrale vers l’avant, plus votre planche de surf sera maniable. Et, à l’inverse plus votre aileron longboard central sera placé à l’arrière, plus votre surfboard sera stable et plus difficile à manier. C’est le principe de base, avec lequel vous pouvez jouer en fonction des conditions de vagues, du nombre de dérives surf sur votre planche ou votre style de glisse préféré.

    Choisir la position de dérive surf en fonction des vagues.

    Récemment j’étais avec la surfeuse Justine Mauvin pour un shooting sur un clip vidéo, et la houle était bien plus grosse que prévue. Du coup, après avoir descendu la colline, le petit mètre faiblard et plutôt tranquille, ressemblait plutôt à un bon mètre cinquante plutôt creux. Du coup, changement d’option, elle n’était descendue qu’avec un Longboard Single, et a donc décidé de reculer au maximum sa dérive centrale au maximum afin d’avoir un minimum d’adhérence et de stabilité dans ces vagues, pas forcément adaptées à sa planche. A l’inverse, elle me racontait qu’il lui arrivait d’avancer son aileron longboard lorsque les conditions étaient molles. Voici un autre facteur à prendre en compte pour le positionnement de la dérive centrale.

    Positionner votre dérive centrale en fonction de votre glisse

    Reprenons l’exemple précédent, si vous utilisez un longboard single, c’est que vous appréciez la glisse à l’état pur et surtout le nose riding (mettre vos petits doigts de pied sur l’avant de votre planche). La dérive centrale positionnée à l’arrière vous permettra d’avoir une meilleure stabilité et ainsi de faire vos plus beaux hang five ou hang ten. Si vous êtes un adepte des petits virages incisifs, déplacez votre dérive longboard vers l’avant. A l’inverse une dérive centrale placée à l’arrière de votre longboard vous obligera à faire des turns avec l’aide de votre genou (drop knee turn).

    Utiliser un longboard tri-fins ( trois dérives surf) est plus polyvalent qu’un single. Si vous surfez sur des vagues plus petites, alors vous devriez déplacer l’aileron central vers l’avant pour gagner en maniabilité la planche de surf. Tout est question d’expérimentation, si vous trouvez votre longboard trop maniable et pas assez stable, n’hésitez pas à reculer votre dérive centrale.

    L’avis de l’expert: Le longboardeur professionnel Edouard Delpero

    Laissons la parole au vice champion d’Europe, un des surfeurs les plus complets de France, Edouard Delpero.

    Dérive Single: comme le Nose Ride est favorisé et que l’on surfe une très grosse dérive (grande et large), on va avoir tendance à la mettre le plus à l’arrière possible. Après, au niveau du feeling, on peut légèrement l’avancer selon les besoins pour la maniabilité de la planche.

    Dérives 2+1: là c’est à chacun sa sauce. Toujours pareil pour trouver le bon équilibre entre tenue du nose et maniabilité et/ drive de la planche. Pour ma part, je prends l’arrière de la base de mes dérives latérales, et je compte entre 3 et 4 doigts pour faire commencer la base de la dérive centrale.

    Quel que soit votre choix de planches de surf dans l’eau, le positionnement de vos ailerons aura une incidence sur vos virages et votre glisse en général. Si vous recherchez un style de surf particulier, un petit ajustement peut offrir de nouvelles sensations. Vous l’avez compris à travers les précédentes lignes et le témoignage d’Edouard Delpero. Il y a des règles basiques pour comprendre le mécanisme, mais il y a surtout la pratique. Vous aurez besoin d’essayer différentes positions de votre dérive longboard avant de trouver, celle qui correspond le mieux à vos goûts.

  • Le shape de votre gun est-il obsolète ?

    Le shape de votre gun est-il obsolète ?

    Ce matin, j’ai pu lire un article intéressant de Surfer Mag. C’est un échange, réflexion et collaboration entre le fameux Chris Christenson et un ingénieur d’aérospatial de Pensylvanie. Le sujet est complexe mais il a pour but de modifier notre vision de la conception des guns, c’est-à dire les planches pour les grosses vagues. C’est une traduction hasardeuse de cet article. Le sujet est d’autant plus intéressant que la plupart d’entre nous, considéront le shape des guns comme une véracité indiscutable. 

    Arthur Bourbon avec son gun pour les grosses vagues

    On a bien sûr assisté à des évolutions ces dernières années dans la fabrication des planches pour le gros surf, avec des modifications en termes de volume, dans le positionnement ou le nombre d’ailerons, dans le poids des planches. Différents paramètres et choix ont évolué au fil des années mais la forme générale du shape semble à peu près la même depuis plus de 30 ans.

    Une révolution basée sur la science

    Le shaper californien, Chris Christenson, est connu et reconnu pour être l’un des meilleurs dans la fabrication des guns. Il équipe notamment Greg Long, Ian Walsh et de nombreux autres surfeurs dans le petit monde du surf de gros. Il vient récemment de dévoiler des planches très originales avec un nose en forme de bulbe et d’une épaisseur de 9 pouces (ce n’est pas une blague) avec une composition assez traditionnelle d’EPS et de fibre de carbone. Une planche à la forme originale et qui surprend plus d’une personne.

    Le shaper raconte l’histoire de cette planche de surf. L’origine de ce projet provient d’une discussion/réflexion entre lui et un ingénieur d’aérospatial du nom de Roger Birkbeck. Il ajoute, que le plus drôle dans l’histoire, c’est que Roger n’est même pas un surfeur, qu’il n’a même pas essayé une seule fois.

    Birkberck est un ingénieur professionnel, qui construit pour vivre des navires et des avions. Mais un jour, alors qu’il zappait sur sa télévision, il est tombé par le plus grand des hasards sur une retransmission du Pe’ahi Challenge sur ESPN. L’ingénieur fut intrigué et un peu confus par ce qu’il vit. Pour Birkbeck, l’équipement utilisé par les surfeurs pour surfer ces vagues énormes , est conçu de manière erronée.

    Chris nous explique alors que Roger a continué ses recherches sur le surf, et a finalement pris contact avec lui. Il demande alors à Chris l’étendue de son savoir en matière d’aérodynamique, et de son utilisation dans ses conceptions. Pour le shaper, l’aérodynamique se limite à mettre du poids à l’intérieur de la planche afin de ne pas subir le vent qui s’engouffre sous la planche et notamment le nose. Réponse de l’ingénieur, son approche n’est pas la bonne. Au début, Chris fut surpris de la réponse, et se demanda qui est ce mec, pour me téléphoner et remettre en question mon savoir. Mais il explique qu’il est assez ouvert d’esprit, surtout si l’idée a le potentiel de rendre ses planches plus performantes. Après avoir écouté l’ingénieur, Chris se rend compte que son concept a du sens.

    Des tests concluants en soufflerie

    Le principe est basé sur un nose de planche à la forme unique et bulbeuse. Roger Birkbeck a construit un prototype, mais comme il ne pouvait pas tester ses théories aérodynamiques lui-même dans les grosses vagues (il ne sait pas surfer). Il décida de monter son prototype sur sa jeep et commença à conduire pour reproduire la force du vent sur la planche. Lorsqu’il approcha des 40 km/h, le nose prototype pointa vers le bas, à l’inverse des planches d’aujourd’hui (qui pointe vers le haut, lorsque le vent s’engouffre). Le nombre de fois qu’on a vu un surfeur collé à la lèvre d’un mavericks ou Jaws à cause du vent qui s’engouffre sous la planche, demandez à ces quelques surfeurs?

    Roger, l’ingénieur, a également apporté de nombreuses données provenant d’une soufflerie à Chris. Le nose de ces prototypes est très original mais basé sur la science avant tout. Chaque détail compte, il y a une approche scientifique derrière chaque courbe. Tout a été conçu pour une meilleure adhérence aux vagues et supprimé cette portance au vent.

    Pour conclure, on est toujours dans le domaine de la théorie même si les premiers tests sont concluants. En effet, lors des tests en soufflerie, le nose monté sur la jeep de Roger, a réagi exactement comme cela était prévu par Roger et Chris. Mais le test final aura lieu dans les vagues et c’est le seul qui compte, encore faut-il trouver le volontaire?….

  • Surfeurs, protégez-vous avec de la crème solaire

    Surfeurs, protégez-vous avec de la crème solaire

    Surfer protégez vous du soleil

    Écrire un article sur les crèmes solaires ou la protection de la peau n’est pas forcément le sujet, qui m’a motivé à me lever tôt ce matin et rater la petite session avant que ce maudit vent tourne On Shore. Mais, je me trompais. J’aurai du prendre ce sujet au sérieux, et je fais mon mea culpa par avance. Se protéger du soleil est indispensable voir vital. Ces derniers jours, il a fait chaud et le soleil m’a rappelé ce matin au réveil que ma peau n’avait pas été exposée aux rayons depuis quelques mois. Le vrai bronzage du paysan. Avez-vous déjà entendu parler de «  mélanome », il se développe à partir de cellules pigmentaires de la peau, favorisées par l’exposition solaire. C’est le cancer dont l’incidence augmente le plus en France (avec plus de 8500 cas par an). Le mélanome est la forme la plus grave du cancer de la peau, avec un pronostic souvent très sombre. C’est un cancer grave qui a emporté récemment Brock Little, un véritable héros de l’histoire du surf, une bien triste disparition.

    Si vous avez la flemme de lire tout l’article, rendez-vous au choix de la rédaction

    La meilleure protection solaire pour les surfeurs

    Le thème de la protection solaire n’est pas souvent pris au sérieux par de nombreux surfeurs, alors qu’il est important de protéger votre peau contre la forte exposition au soleil. D’autant que c’est facile de se protéger.

    La première solution est de ne pas s’exposer, essayer de trouver un coin à l’ombre, d’apporter avec vous un parasol quand vous êtes à la plage. Limiter votre temps d’exposition au soleil est déjà un premier conseil, certes peu serviable dans votre pratique du surf, mais important dans votre vie de tous les jours. Il faut savoir que la peau dispose d’un temps d’autoprotection contre les rayons du soleil, qui varie en fonction de votre couleur de peau et de ses caractéristiques. De 5 à 10 minutes, pour les peaux les plus claires et les plus fragiles à 60 minutes pour les plus chanceux.

    Dans votre pratique du surf, vous pouvez protéger votre peau des coups de soleil de différentes façons:

    -Combinaison surf

    -Lycras

    -crème solaire résistante à l’eau

    Aujourd’hui, nous allons parler essentiellement de la crème solaire que les surfeurs utilisent avec des conseils de bonne utilisation.

    Peu importe la marque, la couleur ou la texture de votre écran solaire, n’hésitez pas à vous appliquer cette protection de manière conséquente avant chaque session de surf et limiter les effets des UV sur votre peau. Attention, il existe de nombreuses marques sérieuses mais également certaines utilisent des matières premières polémiques.

    Filtre chimique ou filtre minérale pour votre crème

    Le soleil émet trois types de rayons ultraviolets aux longueurs d’ondes différentes: les UVA, les UVA et les UVC. Très nocifs, les UVC ne traversent heureusement pas la couche d’ozone et n’atteignent donc pas la peau. Les UVB, s’ils ne représentent que 2% des rayons, sont les principaux responsables du bronzage et des coups de soleil: ils pénètrent dans l’épiderme mais restent en surface, et activent les mélanocytes qui produisent alors de la mélanine, un pigment colorant l’épiderme. A l’inverse, « les UVA, beaucoup plus nombreux, pénètrent très profondément dans la peau, jusqu’au derme. Plus sournois, ils peuvent créer des dégâts dans l’ADN et sont surtout responsables du vieillissement cutané. Il est donc essentiel de protéger sa peau pour bronzer sans brûler. 

    Il existe deux filtres capables de vous protéger de ces rayonnements: les filtres chimiques et les filtres minéraux.

    Un filtre chimique est constitué de molécules organiques qui réagissent avec les UV et absorbent les rayonnements à la place de la peau. Quand on dit chimique, cela n’a rien de péjoratif, ce sont des molécules autorisées par les instances de santé. Par contre, des conséquences néfastes pour l’environnement ont été enregistrées par plusieurs études scientifiques, notamment sur les algues et un blanchissement des coraux (signe de mort du corail). 

    Les filtres 100% minéraux (sans Parabens et conservateurs) ont une action différente. Composés d’un assemblage de microparticules de minéraux (le plus souvent oxydes de zinc ou de titane), ils diffractent la lumière et réfléchissent les UV, à la façon d’une barrière. Ils sont moins allergisants et efficaces dès l’application.  

    Quand devez-vous appliquer un écran solaire?

    L’écran solaire (protection UV) devra idéalement être appliqué 20 minutes avant votre exposition au soleil. Mais les surfeurs sont impatients, et face à un line up parfait, aucun d’entre nous ne serait capable d’attendre. Cependant, les crèmes solaires utilisant les filtres minéraux ont l’avantage d’être plus rapidement efficaces face aux rayons UV, un avantage qui s’ajoute pour cette protection. Il est important également de choisir un produit très résistant à l’eau et de longue durée, les sessions de surf peuvent être longues. Conclusion, avant de waxer votre planche, d’enfiler votre combinaison, ou de vous échauffer, appliquez votre protection solaire avec précaution.

    Quelles sont les parties du corps où l’on doit appliquer la crème?

    Tout dépend quelles sont vos parties du corps les plus exposées au soleil. Fondamentalement, plus vous protégez votre corps avec une combinaison ou un lycra, meilleure sera la protection.

    Le visage est extrêmement exposé dans la pratique du surf, il est conseillé d’utiliser un stick car la texture évite de voir la crème solaire coulée dans vos yeux. Une sensation désagréable, qui peut provoquer des brûlures. L’arrière des mollets est aussi exposé lorsque vous portez un shorty, n’oubliez donc pas d’étaler votre écran solaire sur l’arrière de vos jambes.

    Les pieds et les oreilles sont souvent oubliés à tort, car les coups de soleil peuvent être extrêmement douloureux sur ces parties du corps ou de la peau, particulièrement sensibles aux rayons ultra violets.

    Quel SPF devrait avoir votre crème solaire pour les surfeurs?

    Encore une fois, la protection de votre peau contre l’agression du soleil est sérieuse. Je vois des filles qui utilisent certaines lotions avant d’aller à l’eau, un écran solaire qui a beaucoup à faible SPF! Au début de vos vacances, vous devez surfer avec au moins une crème solaire résistante à l’eau et ayant un indice de protection SPF de 30, voire 50 SPF !

    Surtout n’hésitez pas à vous tartiner la peau, même si votre peau est brune. Plusieurs fois dans la journée, vous devez reproduire la même opération. N’oubliez qu’être écarlate avec un grand coup de soleil, c’est tout sauf un beau bronzage….qui finira par une belle pelade….

    Pourquoi le visage nécessite une crème solaire spéciale !

    Pour protéger votre peau du visage, il existe des sticks blancs ou de différentes couleurs, dont la consistance est particulièrement visqueuse et permet de maintenir longtemps la protection solaire sur la peau de votre visage. Le stick solaire est appliqué sur la peau et reste sur la peau tout au long de la session de surf.

    Au moment de choisir votre protection, vous devez également vous assurer que vous utilisez une crème sur le visage, qui ne coule pas dans les yeux afin d’éviter les brûlures, une sensation vraiment désagréable lorsque arrive la bombe de la journée (on parle de vague bien entendu). Je vous conseille également de choisir une crème qui respecte les coraux, sans parabens….

    Le choix de la rédaction: Seventy One Percent…

    Il y a tellement de fabricants sur le marché qui produisent de la crème solaire pour les surfeurs, que le choix n’est pas toujours évident. De notre propre expérience, il existe 3 ou 4 marques sérieuses, qui vendent des crèmes solaires adaptées à la pratique du surf. Honnêtement, difficile de dire quelle est la meilleure marque en se basant uniquement sur les performances. Nous avons fait le choix de la marque Seventy One Percent, car c’est une entreprise française indépendante (une entreprise à taille humaine, des vrais surfeurs), dont les produits sont efficaces et très agréables à utiliser. Nous aimons particulièrement le stick que nous utilisons au quotidien….

    Parmi les produits de la marque, il y en a un qui est indispensable à nos yeux, C’est le stick solaire transparent. En fait, quand vous étalez la crème, elle est blanche mais lorsque vous l’étalez, elle devient transparente, le rêve de tous les surfeurs qui travaillent la journée et qui s’octroie une pause dans la journée de travail, ou lorsque vous dîtes à votre conjoint/e que vous allez faire les courses. Je n’utilise plus que ce stick, qui me protège bien, et évite de montrer à tout le monde que j’ai passé la journée à la plage….Un vrai plus. Un stick surf à retrouver dans notre rubrique crèmes solaires.

    N’oubliez pas de vous protéger du soleil, le coup de soleil du premier jour peut transformer votre trip en une vraie galère.

  • Pourquoi choisir une planche équipée de 5 dérives surf ou un tri-quad fins?

    Pourquoi choisir une planche équipée de 5 dérives surf ou un tri-quad fins?

    Pourquoi choisir une planche équipée de 5 dérives surf ou un tri-quad fins?

    Le surf a connu de nombreuses évolutions au cours des dernières décennies. Les matériaux, la forme des planches de surf, la liste est longue. Mais, le nombre de dérives sur une board a eu une incidence particulièrement importante sur les performances des surfeurs. On se souvient notamment des Twin-Fins de Mark Richards, mais également la révolution thruster avec Simon Anderson dans les années 80. Vous pouvez lire notre article sur les dérives surf Quad dans lequel on revient sur cette historique. Aujourd’hui, on va parler d’une configuration d’ailerons surf qu’on retrouve de plus en plus sur les planches de surf shapées, le Tri-Quad Fins ou une board à 5 dérives. Si dans le passé, l’augmentation du nombre de dérives a toujours apporté une évolution ou une révolution dans la pratique du surf, cette fois, on vous donne le choix entre deux options sur une même planche.

    Tri-quad fins, le choix d’un quad ou un thruster sur une même planche de surf.

    Une planche shapée avec 5 plugs d’ailerons n’est pas faite dans la grande majorité des cas pour être utilisée simultanément. Certains surfeurs ont essayé cette configuration pour des sessions de grosses vagues mais cela reste très rare. Ou alors, un certain surfeur célèbre, répondant au nom de Kelly Slater, a testé à plusieurs reprises de surfer avec une planche ayant 5 dérives (avec une mini-dérive centrale). Mais, ces exemples sont rares et marginaux. Le principal intérêt d’une planche Tri-Quad Fins, réside dans la possibilité de surfer soit en Quad, soit en Thruster avec la même planche de surf. Une astuce, qui permet d’adapter sa board aux conditions de vagues. Il est important de rappeler que selon certains shapers, les dérives de surf peuvent avoir un impact allant jusqu’à 40% du comportement d’une planche. On peut ainsi comprendre aisément l’intérêt de pouvoir alterner entre deux configurations de dérives, à la fois complémentaires et différentes. D’un côté, le quad adapté aux conditions creuses et aux grosses vagues, et d’un autre le thruster très polyvalent et idéal pour les manœuvres. Vous pouvez ainsi avoir une planche de surf beaucoup plus polyvalente. C’est aussi un choix que l’on laisse aux surfeurs, certains goûts ne se discutent pas.

    Reste plus qu’à savoir quand je dois utiliser ma planche en quad ou en thruster.

    Thruster ou Quad, comment faire son choix de dérives surf?

    Comme souvent dans le surf, il y a la théorie et les sensations des surfeurs. Le quad (quattro ou 4 dérives surf) est particulièrement adapté aux vagues creuses (pour nos beach breaks bien violents). Les deux dérives latérales apportent une accroche importante au bottom et génèrent un maximum de vitesse sur les parties creuses. C’est bien là, la différence entre une planche quad et un thruster. L’intérêt du quattro est  d’avoir un maximum de vitesse à l’image du Twin-Fins mais en conservant une adhérence dans les sections les plus creuses (le point faible des planches montées en Twin). L’absence de dérive centrale apporte cet apport de vitesse, que cela soit dans les grosses vagues comme dans les plus petites. Il existe ainsi des modèles avec les dérives latérales très proches du rail de votre board, c’est une configuration idéale pour les petites vagues, apportant un maximum de vitesse mais avec moins d’accroche, ce qui n’est pas le plus important dans les petites vagues. Et, à l’inverse, on peut trouver des planches équipées quad, avec des ailerons latéraux plus espacés du rail, pour une meilleure accroche dans les grosses vagues ou les vagues très creuses. On voit bien qu’il existe une multitude de possibilités, si on rajoute à l’emplacement même des dérives, la forme de celle-ci.

    Le thruster est l’arme fatale du surf professionnel, le mariage entre le single fin et les twin fins. Son inventeur Simon Anderson dans les années 80, a eu l’idée d’allier la vitesse d’un Twin-Fins au pivot d’un Single-Fins, le tout offrant vitesse et maniabilité. Le thruster est la planche la plus polyvalente, la plus maniable que vous pouvez avoir. Elle est particulièrement pour un surf agressif et sans concession. Là aussi, il existe de nombreuses configurations possibles, le nombre d’ailerons ayant des matériaux divers, des formes différentes offrent un choix très varié.

    Au final, c’est une histoire de goût et d’expérience, on le voit bien chez les surfeurs professionnels. Kelly Slater est un adepte des planches Quad alors que JJ Florence ou Medina préfèrent largement les thrusters. Une autre explication peut venir également de la position de votre pied arrière. Certains surfeurs ont du mal à placer leur pied suffisamment à l’arrière, ce qui est très important pour bénéficier au mieux des qualités d’un quad. Alors que le thruster, lui, est bien plus souple sur la position de votre pied.  Autre aspect à prendre en compte, les propriétés des vagues que vous surfez. Ainsi, les surfeurs landais apprécient tout particulièrement les quads, qui correspondent bien à leurs besoins de vitesse et d’accroche au bottom, ainsi qu’aux vagues tubulaires comme à la Gravière ou la Piste.

    En conclusion, l’avantage du Tri-Quad Fins, c’est surtout la liberté de choisir entre une configuration thruster ou quad, selon vos goûts, vagues ou humeur du jour…. 

  • Le Twin Fins réinventé par Neal Purchase Jnr, surfé par Chippa Wilson

    Le Twin Fins réinventé par Neal Purchase Jnr, surfé par Chippa Wilson

    Deux dérives surf valent mieux qu’une, la leçon de Neil Purchase Jnr

    Comptoir Du Surf est un surf shop en ligne, ce qui signifie que nous ne discutons pas malheureusement au quotidien avec nos clients pour leur raconter nos dernières trouvailles, leur donner des conseils adaptés, ou leur faire découvrir les dernières innovations. Heureusement pour nous, nous avons créé cette partie blog dans laquelle nous espérons combler ce vide.

    Chippa Wilson nous impressionne

    La découverte du jour est une vidéo de Chippa Wilson, dans laquelle nous le voyons sur un Twin Fins, une planche avec deux dérives surf. Plusieurs vidéos ont déjà montré Chippa Wilson en action sur des modèles rétro, essentiellement des Single Fins, une seule dérive surf, ou sur des shapes plus traditionnels plutôt à l’ancienne. Mais, ce qui a retenu notre attention sur ce clip, ce sont les trajectoires qu’adoptent Chippa. C’est un surfeur que je connais pour avoir fait un trip avec lui en Islande pour Nixon, et autant vous dire que c’est le prototype du surfeur aérien ou newschool, capable des plus gros airs dans n’importe quelles conditions. Mais, dans cette vidéo, il adopte un surf plus traditionnel avec des turns, et notamment des « round house cut back » d’une pure beauté.

    Parlons shape et planche de surf

    Du coup, on s’est intéressé à cette planche de surf, qui a deux dérives centrales parallèles et proches l’une de l’autre. Ce modèle créé par Neil Purchase Jnr, s’appelle Duo Fins. Neal Purchase Jnr est un australien, un surfeur, musicien, shaper (et fils de shaper) reconnu pour ses planches oldschool. Un touche à tout, qui a pris la succession de son père comme vous pouvez le voir ci-dessous.

    Mais, revenons au shape particulier de cette planche, il est évident que ces deux dérives surf côte à côte nous interpelle. La Duo Fins est l’un des derniers modèles pensés par Neil Purchase, associant deux dérives Single, cette configuration permet de tourner dans un mouchoir de poche et sans effort contrairement aux apparences visuelles. Cette planche combine vitesse et contrôle dans les courbes.

    Lors d’une interview accordée à Vice Sports, le shaper et le surfeur ont été interrogés sur leurs sensations sur cette planche. Chippa Wilson raconta qu’il ressentait les sensations d’une planche single fin mais sans les dérapages, les pertes de contrôle, un single avec plus beaucoup de drive (de contrôle, d’adhérence dans les turns). Pour lui, la planche est idéale pour les point breaks mais elle fonctionne bien également dans les vagues creuses grâce à cette configuration des dérives surf. D’ailleurs, dans la vidéo, on peut voir Chippa mettre quelques tubes dont un bien long. On le voit également réaliser un blow tail et un bon air mais le shaper comme le surfeur sont d’accord pour dire que le shape de la planche est plus adapté pour les gros carves et les virages plutôt que pour les airs.

    Quant à l’idée de ces deux dérives, Neal Purchase explique que l’idée lui est venue en observant un windsurfeur sur le spot de Fingal. On gagne toujours à s’inspirer des autres sports en termes de design, et ceci n’est qu’un exemple parmi tant d’autres.

  • Les Dérives Surf Quattro ou Quad, Quand et Pourquoi les utiliser :

    Les Dérives Surf Quattro ou Quad, Quand et Pourquoi les utiliser :

    Quatre dérives surf sur une planche, mode d’emploi du Quad

    Après une multitude de discussions et de lectures plus ou moins fructueuses, je me suis dit qu’il serait intéressant d’écrire un article sur les planches de surf équipées de quatre ailerons. J’ai lu à droite et à gauche, de nombreux débats sur certains forums avec des réponses plus ou moins farfelues.

    Un peu d’histoire sur les dérives surf

    Pour commencer cet article, il est important de revenir en arrière sur l’histoire du surf. Au départ, le surf était une planche en bois (on ne va pas rentrer dans les détails). Puis, on a ajouté une derive surf à ses planches afin de gagner en stabilité. Ce fut la première évolution et le début d’une longue série.

    La Révolution Single

    La révolution du Single était en marche. A l’époque, l’utilisation d’un seul aileron surf était la configuration optimale et correspondait à la glisse de l’époque. La plupart des singles de l’époque, courant 70, était une planche épaisse avec une largeur maximale sur l’avant de la planche. On cherchait à avoir une planche agréable, facilitant le départ sur la vague en se levant tôt, mais également en réalisant des grandes courbes, de la glisse avant tout sans réelle radicalité. Le surf était avant tout un mode de vie et non un sport de haut de niveau.

    L’apparition des Twin-Fins

    Un peu comme les single fins, la plupart des twin-fins d’aujourd’hui sont des déclinaisons d’un design du passé, et plus précisément de Steve Lis et son fameux fish kneeboard de la fin des sixties. À l’époque, cette planche était assez tendue, avec peu de rocker et deux grandes dérives en forme d’oreille de chat situées aux extrémités d’un tail très large et coupé en deux. Deux dérives et une planche relativement plate (très peu de rocker), une alliance permettant d’aller vite, très vite. La vitesse est bien là, mais la contrepartie est la relative impossibilité de faire des turns engagés, notamment dans les vagues creuses. Cette planche vous donne l’impression d’être le meilleur surfeur du monde sur un point break rapide avec des petites vagues, mais elle connaît aussi ses limites pour tourner quand les vagues creusent beaucoup plus.

    La révolution du Thruster

    Dans les années 80, les compétitions de surf sont de plus en plus importantes, et les surfeurs recherchent la performance. Les expériences passées conditionnent cette révolution puisqu’on se rend compte que la dérive centrale (single fin) offre un drive, ou en français un contrôle important, alors que les planches Twin-Fins ont une accélération incomparable, notamment sur les longues vagues plutôt molles. Plus qu’une révolution, on peut plus parler d’évolution, dont l’instigateur fut Simon Anderson, qui marqua le changement avec trois victoires sur le World Tour en 1981 avec des planches à trois dérives, soit Tri-Fins ou thruster. Aujourd’hui, les thrusters (planche à trois dérives) restent la référence. Ce qui intéresse la plupart des surfeurs c’est le côté passe partout et la large gamme de planches qui est disponible avec toutes les configurations de design possible. C’est aussi la planche qui permet d’exécuter toutes les manœuvres du répertoire contemporain et de surfer dans la partie la plus critique de la vague.

    L’apparition des Quads, 4 ailerons surf sous votre planche

    L’histoire du surf est faite d’évolutions, et non réellement de révolutions. Après une, deux puis trois dérives, la suite logique fut le quad. Les années 2000 ont vu l’apparition de planches de plus en plus courtes. Kelly Slater, le champion du monde l’époque, est une légende du surf, qui cherche à repousser ses limites. Il décide alors de surfer des planches très courtes dans des vagues puissantes et creuses, alors qu’auparavant les surfeurs professionnels favorisaient les guns ou semi-guns (planches longues et étroites). On le voit notamment lors d’une compétition à Pipeline sur une 5  »10, ou surfer Fidji comme jamais sur une planche ridiculement petite pour l’époque. Il est le surfeur marquant de cette époque et il surfe ces planches avec 4 dérives. Le quad est l’arme absolue pour de nombreux surfeurs mais il est important d’en connaître ses qualités certes, mais également ses défauts.

    L’arme fatale pour les vagues creuses, puissantes

    Si le thruster est la suite logique des single-fins et des Twin-fins, le quad remplit l’espace entre le thruster et tout le reste. Dans les vagues creuses, 4 dérives accrochent vraiment au bottom et permet de garder une ligne haute tout en générant une accélération énorme. Certes la maniabilité est moins bonne qu’un thruster, du fait de cette dérive centrale manquante. Mais, dans les vagues creuses, on ne cherche pas vraiment à mettre des lay-back ou des rollers, on recherche le tube. Les dérives quads sont très utilisées par les surfeurs de gros, car là encore, on recherche l’accroche mais surtout la vitesse.

    Les limites des quads

    A la suite des exploits de Kelly Slater, les surfeurs ont repoussé et expérimenté les quads dans toutes les conditions, et autant ces dérives sont un atout dans les vagues creuses, même petites, autant ce n’est pas l’arme ultime pour les petites vagues molles. Comme vous pouvez le voir dans cet article en anglais (http://www.surfertoday.com/surfing/8193-the-best-fin-setup-for-a-particular-wave-type), les single-fins ou les twin-fins sont plutôt adaptés pour les petites vagues, alors que le Thruster est un peu le 4×4 du surf, idéal dans toutes les conditions. Les planches de surf Quad sont optimales pour les vagues creuses qu’importe la taille mais surement pas pour une petite vague molle.

    Ces derniers jours, l’hiver semble avoir fait son retour, et nul doute que vous aurez l’occasion dans les prochains mois d’essayer des planches surf avec des dérives Quad. Personnellement, je suis un grand fan des quad, que j’utilise uniquement dans les vagues au-dessus de 1M50. Je ne fais pas une session à la Gravière ou une autre vague creuse sans ma planche à 4 dérives. Une discussion récente avec celui que je considère comme le meilleur tube rider Français Vincent Duvignac, m’a plus que convaincu dans mon opinion. Si vous regardez les dernières sessions tubulaires de Vincent, je peux vous affirmer que dans la majorité, il a utilisé une planche avec 4 dérives surf Feather Fins que vous pouvez retrouver sur le site. Alors un, deux, trois, ou quatre, c’est à vous de choisir !

  • La vie ne tient qu’à un leash demandez à vincent duvignac

    La vie ne tient qu’à un leash demandez à vincent duvignac

    Dernier jour de Novembre dernier : le Rip Curl Challenge La Nord est lancé dans une houle qui baisse, mais qui envoie encore quelques bons sets costauds à plus de 4m. Vincent Duvignac y participe mais les conditions de marée et de houle font que les organisateurs décident de ne lancer que deux séries regroupant tous les compétiteurs, et de déclarer vainqueur, celui qui a pris la meilleure vague. C’est Paul Duvignau qui fut désigné vainqueur. Mais l’histoire ne s’arrête pas là…

    Récit de Vincent Duvignac :

    “Dernière série du Challenge La Nord à Hossegor : la marée montait depuis deux heures et les vagues semblaient plus puissantes et plus grosses que le matin. J’étais allé à l’eau plus tôt dans la journée pour faire ma série, mais je voulais retourner à l’eau avec ma planche de 9 pieds. Les nouvelles en provenance de Guéthary n’étaient pas réjouissantes, on a donc décidé avec mon pote Rudy de surfer les vagues au large de la Gravière, quitte à prendre peu de vagues. Les vagues impressionnantes nous obligent à réaliser le passage de barre par la plage Sud.

    Après 30 minutes de rame (histoire de se chauffer), on est enfin arrivé sur le spot, ou plutôt la zone. Il y a toujours la vision depuis le bord et la vision quand on arrive au pic. Et en arrivant sur la zone,les vagues étaient plus grosses et plus puissantes que l’on pensait. Pire, on avait l’impression que ça grossissait. Philippe Toulan et Seb St Jean ont d’ailleurs récupéré leur bouée de jet-ski 2 minutes avant qu’une énorme série balaye cette zone…

    Je me suis senti tout petit car à cette taille à la rame, et surtout sur cette zone qui est une sorte de cuvette, on ne distingue ni le bord, ni le large, et on est très peu visible depuis le bord, on n’a pas de repère.

    Mon pote Rudy a enchaîné les bonnes vagues, il était dans le bon rythme dans ces conditions difficiles, en surfant juste, et  en prenant les bonnes vagues au bon moment. Moi, en revanche, non…

    Je venais de prendre deux vagues moyennes et deux sur la tête où j’ai pu plonger sans problème, mais avec le cœur à 200. Excès de confiance ou manque de patience, j’ai démarré sur la première vague d’une série. Celle-ci m’a emmené directement en enfer, non pas que je sois tombé, mais la vague s’est finie dans une zone d’impact, là où les gauches de la Nord se terminent.

    Après deux plongeons sous 4 mètres de vagues, je continuais à rester serein en voyant les lignes se profiler au large. Tentant le tout pour le tout, j’essaie de démarrer sur une “petite” pour sortir de cette sale zone, mais elle a tellement creusé qu’il était impossible de passer le take-off à la rame.

    Ensuite, c’est le cauchemar : au moins 6 vagues à la suite en plein sur le museau, sur la tronche ou ce qu’il en reste, à plonger au maximum en espérant que mon leash tienne… Ça ne s’arrêtait pas, je tournais dans tous les sens sous l’eau, perdant toute notion de gravité sans savoir où était le haut et le bas. C’est affreux de se sentir aussi impuissant.

    Je commençais vraiment à m’épuiser mais ma planche toujours attachée à moi par le leash, me permettait de savoir où était la surface. J’essayais de me rassurer en me disant que le calme arrivait.

    La cinquième vague m’a envoyé au fond, dans tous les sens du terme. La panique fit son apparition, en pensant rester sous l’eau plus longtemps en cette belle journée. Heureusement, j’ai touché le fond, et directement avec mes pieds, j’ai poussé aussi fort que possible pour remonter à la surface. J’ai touché le fond ? Je suis au large de la Nord et j’ai touché le fond . Après coup c’est effrayant mais cela m’a peut-être sauvé la vie. J’ai donc refait surface, juste à temps pour reprendre une bouffée d’air et repiquer pour l’ultime vague de la série, bien plus petite.

    A bout de force, j’ai attrapé mon leash pour vite m’agripper à ma planche, j’étais épuisé et choqué. Je me suis positionné sur l’arrière de la planche en espérant prendre la première mousse sans aucune force. Je n’avais vraiment plus de force, je n’arrivais plus à ramer, la baïne me semblait interminable, car finalement, je n’avais que très peu reculé pendant mes apnées.

    J’ai lu et relu un nombre incroyable d’histoires relatant les mêmes évènements, et à chaque fois, ce qui sauve le surfeur, c’est la préparation. Je me suis initié à l’apnée dès l’âge de 13 ans, et plus intensivement avec Axel Dublineau à la piscine de Mimizan et plus occasionnellement avec Thierry Kraviec sur Saint-Geours de Maremne avec d’autres surfeurs. J’ai réellement appris à garder mon calme dans une situation aussi extrême, celle que l’on n’espère jamais rencontrer.

    Avec le recul, on se pose toujours des questions : et si mon leash avait cédé ? Je ne pense pas que je serais rentré au bord sain et sauf. Pourquoi je n’avais pas de gilets ? C’est une erreur que je ne commettrai plus, la sécurité est la première chose à respecter lorsqu’on surfe des grosses vagues. Regardez les récents accidents qui ont eu lieu, ceux qu’on a sauvé, c’est ceux qui sont remontés à la surface. Si vous cassez le leash, et que vous n’avez pas de gilet, c’est fini pour vous. Mais si on vous repêche facilement, même inconscient, tout n’est pas perdu, vous avez encore une chance.

    Dans mon cas, c’est mon leash Wave Tribe qui m’a sauvé, et pour information, il mesurait 10 pieds au début de la session (trop court pour ce type de vague) pour finir à plus de 13 pieds. L’émerillon a dégusté mais n’a pas cassé.

    On ne sort pas indemne de ce genre de sessions – demandez à Greg Long après sa mésaventure à Cortes Bank – mais je pense qu’on en sort grandi, même si pour l’instant, c’est plus de l’appréhension que je ressens. Le surf de gros représente un apprentissage long et rempli d’expérience comme celle que j’ai vécu, mais il faut savoir tourner la page , et apprendre de ses erreurs…

    A la prochaine grosse session, je mets un gilet”.

  • Les meilleures dérives de surf sont chez Comptoir Du Surf

    Les meilleures dérives de surf sont chez Comptoir Du Surf

    Ecrire un article avec un tel titre est un peu risqué, mais si vous lisez ces quelques lignes, c’est que vous êtes curieux de vérifier par vous-même.

    Comptoir Du Surf est un surf shop, uniquement en ligne mais qui a de nombreux avantages. Nous vous offrons une expertise basée sur l’expérience des surfeurs pro mais également de surfeurs passionnés pratiquant ce merveilleux sport au quotidien. Du coup, nous avons sélectionné deux marques de dérives en essayant de répondre à cette question: Que recherche un surfeur aujourd’hui pour ses planches? La réponse est facile, de bonnes dérives à un prix décent, personne n’a envie de faire un crédit à la consommation pour s’acheter un jeu de dérives surf. Notre but a été de trouver des dérives compatibles au système FCS, Futures ou pour les longboards.

    Les deux marques que nous avons sélectionnées sont Feather Fins et Koalitions Fins. Deux marques qui se complètent en termes de gamme.

    Feather Fins est une marque espagnole, qui fabrique des dérives très performantes pour les shortboards, ou petites planches pour les allergiques au terme anglo-saxon. C’est facile de dire performante sans preuve, mais de ce côté les retours professionnels sont sans appel, puisque des surfeurs comme Vincent Duvignac, Gony Zubizarreta, Jonathan Gonzalez, Léo Paul Etienne, Luis Diaz et le liste est longue, les utilisent en compétition. Croyez-vous qu’un surfeur compétiteur prendrait le risque de surfer en compétition avec des dérives mal finies. (sûrement pas, d’autant que certains surfeurs ne sont même pas payés pour les utiliser). Quelle est la différence alors? LE PRIX. Un jeu de dérives va de 59 € à 85 € pour un jeu de quad, et cela fait une sacré différence avec certaines marques.

    Koalition Fins est une marque française qui fabrique des dérives reconnaissables au premier coup d’œil. L’esthétique est la première chose qui attire notre attention avec un design original et vraiment sympa. Un autre argument de taille, c’est la finition des dérives qui est vraiment incroyable, vraiment de haute qualité. Koalition Fins a une gamme de dérives surf longboard impressionnante, les retours de nos clients sont sans équivoque. Quelle est la différence alors? LE PRIX et un design original.

    L’ avantage avec Comptoir Du Surf, c’est que la livraison est offerte, ainsi pas besoin d’aller chercher à droite ou à gauche, le modèle qui vous correspond le mieux.

  • Session de surf parfaite avec Edouard Delpero

    Session de surf parfaite avec Edouard Delpero

    Voici une séquence comme on les aime. Pas de lifestyle ou d’images parasites, juste de l’action et une musique en fond sonore. C’est un bon souvenir car le matin de cette session, on avait surfé un spot bondé de monde. Et on a pris la décision l’après-midi d’aller chercher une vague ailleurs. Finalement le vent est resté Off Shore toute la journée et on a eu ce pic parfait juste pour nous. C’était fou, on criait comme des enfants un jour de Noel.

  • L’influence de Maxime Huscenot dans la victoire de Mick Fanning à Jeffrey bay

    L’influence de Maxime Huscenot dans la victoire de Mick Fanning à Jeffrey bay

    Les réseaux sociaux s’agitent depuis quelques jours sur la victoire de Mick Fanning à Jeffrey Bay, une belle revanche, après l’attaque requin qu’il avait subi l’année dernière sur le même spot de surf. Une histoire comme on les aime.

    De nombreux internautes ont pu assister à cette magnifique victoire de l’australien, mais une des choses qui a particulièrement attiré l’attention des internautes, c’est cette planche bleue DHD avec des channels particuliers sous les dérives de celui-ci.

    Belly channels Mick Fanning

    De nombreux articles ont vu le jour à l’étranger, mais rien en France, et surtout la plupart de ces articles oublient de nombreux éléments. Du coup, Comptoir Du Surf a beau être un surf shop, on a décidé de prendre la plume, et de rendre à César, ce qui appartient à César.

    Le shaper Christiian Bradley et le surfeur Maxime Huscenot sont les instigateurs derrière la planche victorieuse de Mick Fanning. La première planche à channels shapée par Bradley pour maxime a été réalisée, il y a deux ans et demi. Maxime raconte : «On avait décidé avec Christiaan Bradley d’essayer d’amener plus de vitesse pour mes planches dans les petites vagues. On a commencé par élargir un peu plus mes planches. J’ai voulu essayer en swallow tail car j’utilisais tout le temps squash tail. C’est alors qu’il m’a parlé des channels. Je lui ai dit oui, car j’avais vu une planche de Kelly avec des channels que j’adorais, que Christiaan avait shapé, il y a quelques années. Mais on n’a pas fait des channels classiques, c’est à dire 6 channels comme sous la planche de Kelly, mais des  » Belly channels », 4 channels seulement et au-dessus des dérives. »

    « La planche était magique, J’ai fait 5ème à l’US Open(dernière photo), 9ème aux Azores et 5ème à Lacanau ( août 2014). Fin septembre 2014, je recommande deux planches identiques avec des swallows tails et des Belly channels (4 channels entre les dérives). Un jour, je surfe devant chez moi à la piste, une bonne droite et Mick est à l’eau. J’ai surfé une heure avec lui et il m’a demandé s’il pouvait regarder mes planches… il était intrigué. Il a trouvé cela génial et m’a demandé des retours sur mes sensations. Puis juste avant Hawaii en novembre, j’ai reçu une notification instagram de Mick (voir photo) qui disait qu’il avait demandé à Darren, son shaper, de copier mes planches de Bradley. Darren et Christiaan sont super potes et ils ont beaucoup échangé sur le sujet. Puis à Hawaii, quand J’ai vu Mick, il me racontait qu’à snapper ses planches belly channels marchaient grave, qu’il a adoré. Mais ce n’est que la semaine dernière, 2 ans plus tard, qu’il en utilise une en compétition pour la première fois. Je les utilise depuis 2 ans maintenant et d’ailleurs même la série contre lui au quiksilver pro haha… Mais cela m’a fait plaisir de le voir fracasser Jeffrey Bay avec. Ce n’est pas le premier pro qui essaie ses planches après moi. Mais c’est vrai qu’un tel champion comme Mick ça fait plaisir, c’est très valorisant. »

    Un message instagram de Mick Fanning datant de cette session, nous prouve d’ailleurs qu’il s’est vraiment inspiré des planches de Maxime. Lors d’une conférence de presse du Quik Pro 2015, on lui avait demandé s’il allait utiliser une planche avec des Belly Channels contre Maxime Huscenot, mais il nous avait répondu qu’il aimait vraiment ses planches, mais ne les utilisaient pas encore en compétition. Le pas a été franchi avec succès.

    Les planches à channel ont été très à la mode dans les années 80, mais ont moins la côte ces dernières années. Il faut dire que c’est un véritable cauchemar pour les glasseurs, car cela demande une attention particulière. L’intérêt principal de ces channels est de gagner de la vitesse, mais Maxime a complété cela en ajoutant que « grâce à ses 4 channels, je ne plie plus mes planches à cet endroit, ça les renforce ». Mais pourquoi ne pas avoir fait des channels qui iraient jusqu’au tail, comme ce que l’on a l’habitude de voir. Maxime répond : «plus les channels vont au tail plus ça va vite. Mais tu perds en contrôle quand les conditions sont moins glassy, donc c’est pour garder du contrôle même si ça bouge, si le plan d’eau n’est pas parfait. »

    En Australie, les ventes des Belly Channels ont explosé, au point qu’elles sont en rupture dans de nombreux surf shops…..