Pour comprendre l’origine du nom de notre websérie La Sainte, il faut remonter plusieurs décennies en arrière, à l’époque où j’étais étudiant à la fac à Bordeaux. Comme beaucoup d’autres étudiants, je passais la plupart de mes journées de surf à Lacanau. Mais un jour, j’ai découvert le Cap Ferret, et surtout un petit coin appelé le Grand Crohot. Ce spot avait un surf club niché dans la forêt de pins, à deux pas de la plage.
Là-bas, régnait une ambiance bien plus cool que ce que j’avais connu ailleurs. Le club était tenu par une bande de copains passionnés, et je suis tombé sous le charme de cet endroit et de cette communauté de surfeurs. Quand toutes les conditions étaient réunies : soleil, vagues parfaites, vent offshore et bancs de sable bien en place, on entendait souvent les surfeurs crier : « C’est la Sainte, mec ! ».
Cette expression résumait tout : la promesse d’une journée de surf inoubliable. On n’a rien inventé en appelant notre websérie La Sainte, on a simplement repris cette expression qui, avec nostalgie, me rappelle ces merveilleuses années.
Le dernier épisode de La Sainte : des vagues parfaites et une ambiance glaciale !
Ce nouvel épisode de La Sainte vous embarque pour une aventure unique sur une plage isolée des Landes, filmée début décembre. Comme à notre habitude, nous avons attendu que le banc de sable disparaisse avant de partager ces images, afin de préserver la magie de ces spots secrets.
Dans cet épisode, vous retrouverez Vincent Duvignac, Arthur Bourbon et Edouard Delpero explorant trois spots différents, chacun offrant son lot de surprises. Arrivés avec une marée un peu haute, nous avons d’abord surfé une gauche un peu molle avant de tomber sur une longue droite parfaite, digne des plus belles journées de surf.
Le lendemain, sans caméraman disponible, les trois surfeurs ont pris les choses en main en filmant eux-mêmes en mode POV. Le résultat ? Des images immersives qui vous plongent au cœur de l’action sur un spot totalement différent. Cet épisode est un concentré de bonne humeur, de vagues de qualité et d’une ambiance glaciale typique des sessions hivernales.
Malheureusement, quelques semaines plus tard, Vincent Duvignac s’est blessé lors d’une session landaise, avec des fractures aux vertèbres C1, C2 et C3. Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et l’attendons avec impatience pour le prochain épisode de La Sainte.
La Sainte, plus qu’une websérie, un hommage au surf authentique
Avec La Sainte, nous voulons avant tout capturer l’essence du surf : la recherche incessante de la vague parfaite, les imprévus qui font partie du jeu, mais surtout, la camaraderie et la passion qui unissent les surfeurs. Prêts à replonger dans l’aventure ? Le prochain épisode arrive bientôt, restez connectés !
Il n’y a rien de plus jouissif pour un surfeur que d’être au bon endroit au bon moment. C’est l’ADN même de notre passion. Je me souviens comme si c’était hier de ce jour d’octobre 2014 où Hossegor a pris des allures de Teahupoo. Une session incroyable qui restera gravée dans ma mémoire. Cela faisait plusieurs semaines qu’un banc de sable fonctionnait à merveille, et il semblait avoir un potentiel énorme. Surtout, il tenait la taille, et la vague était ultra creuse à marée basse. Ce jour-là, les conditions étaient solides, la marée ultra basse, le vent parfait et devait le rester toute la journée. J’étais en contact avec Vincent Duvignac pour cette session, mais il devait participer aux championnats de France, ce qui l’empêchait de venir le matin. Déterminé à ne pas rater cette occasion, je décide d’y aller pour tester un nouveau boîtier avec un nouvel objectif. Je laisse ma bonne caméra, la Sony FS700, à la maison. Je n’ai personne à filmer, juste l’envie de capturer quelques vagues vierges et prendre quelques photos avant de rejoindre les championnats. Arrivé tôt le matin, il fait frais. Le line-up est difficile à distinguer à cause d’un mélange d’embruns et de brume, la lumière est compliquée. Personne à l’eau, mais en passant devant le port, j’ai aperçu un jet-ski se préparer. Je ne me souviens plus si nous avons échangé quelques mots. J’appelle Vincent, il est bloqué à la compétition. Je lui dis que la vague est violente avec la marée basse, et que ça semble infaisable à la rame. Le plan d’eau est propre, mais loin d’être parfait, comme si les vagues le malmenaient. Un courant violent traverse la vague, rendant la rame impossible. Je sens sa frustration au téléphone, partagé entre les championnats de France et la peur de rater une session incroyable. Un jet-ski arrive sur le spot. Je m’installe et reconnais Benjamin Sanchis, alias Sancho, et Miky Picon. Ils observent quelques vagues. Eux dans l’eau, moi sur le sable, nous commençons à jauger la taille. C’est creux, ultra creux. Une gauche déferle en creusant un tube violent qui crache toute sa puissance en fin de vague. Le courant accentue le creux de la vague. L’espace de quelques secondes, j’ai cru voir Teahupoo. Je n’avais jamais vu un beach break aussi creux et épais, c’était irréel. Une série arrive, et le duo Sancho/Miky se lance. Le surf à la rame est définitivement impossible, ils optent pour le « step-off » depuis le jet-ski. Ils sont seuls, personne aux alentours, le décor est sombre avec beaucoup d’embruns. Miky est le premier à partir, guidé par Sancho. Il se jette du jet ski et se cale dans un tube aussi large qu’épais, c’est impressionnant. Sancho vient le récupérer en gesticulant, des gestes qui ne trompent pas : la vague était énorme. Ils échangent les rôles après une seule vague. C’est au tour de Sancho, lancé par Miky. Il démarre sur une vague qui double de taille en quelques secondes. Je ne sais pas si c’était un backwash, une marche dans la vague ou moi qui tremblais de froid, mais la vague était monstrueuse. Dix ans plus tard, je n’ai jamais revu Hossegor comme cela. Plus parfait, peut-être plus gros, oui, mais jamais aussi massif et épais.
L’arrivée de nouveaux protagonistes et la quête de la vague parfaite
À ce moment-là, je suis embêté. Je réalise qu’il se passe quelque chose d’unique, mais je filme avec un boîtier que je ne maîtrise pas, avec des réglages hasardeux, et une faible luminosité qui est son point faible. Je sais que je capture des vagues de folie, mais avec une lumière de merde et un boîtier pas du tout adapté… Mince, c’était censé être un petit test, pas le rendez-vous d’une vie. Ces deux premières vagues étaient de loin les plus massives de la journée. La marée commence déjà à remonter. Le duo enchaîne quelques vagues avant qu’un autre équipage, attiré par l’odeur des tubes, fasse son apparition. Difficile de me rappeler de tous les protagonistes dix ans plus tard, mais il me semble que c’était Laurent Pujol et Alain Riou. L’ambiance reste très sauvage. Les vagues s’enchaînent, et j’ai l’impression qu’elles ont perdu en puissance et en taille. Jusqu’à ce qu’Alain Riou s’élance sur une énorme gauche. Il est très à l’intérieur, pompe dans le barrel avec une trajectoire parfaite et sort de ce tube béant pour se lancer dans un second énorme barrel qui malheureusement fermera. Je croyais la session terminée. Purée, ça ne devait être qu’un test ! Les tubes continuent, et je sens la frustration de ne pas avoir ma caméra habituelle. Après quelques heures, les jets retournent au port. Il est temps pour moi de rentrer au Pays Basque où j’ai un repas prévu. Je décide de passer à la maison pour récupérer ma caméra au cas où… À peine le temps de manger quelques bouchées que mon téléphone sonne. « Mec, t’es où ? » « Je suis rentré au Pays Basque. » « Mec, c’est encore le feu, il faut que tu reviennes ! » C’est ainsi que je me souviens de cet appel de Sancho. Je laisse tout en plan, abandonne ma femme et mes enfants chez des amis. Quand on est caméraman de surf, on devient obsédé par les vagues, par la peur de rater une bonne session. Je me rappelle de toutes les sessions que j’ai ratées, ça me faisait mal au ventre. Je me souviens d’un tournage au ski où je savais que Belharra allait être incroyable. Je regardais la webcam du spot en même temps que je filmais sur les pistes. Impossible pour moi de rater cette fin de journée, je repars à Hossegor. Il y a plus de monde à l’eau : François Liets, Justine Dupont, Leonardo Fioravanti. Encore une fois, ce sont des souvenirs d’il y a dix ans. Dans ma mémoire, Alain Riou chope la bombe de l’après-midi, voire de la journée. Une gauche tout aussi incroyable et encore plus parfaite que le matin. Cette vague a une vraie histoire et c’est l’un de mes meilleurs souvenirs pour de nombreuses raisons.
Le métier difficile de caméraman
Tout d’abord, cette vague a gagné le « Wave of the Day » sur Surfline. Normalement, c’était 300 dollars pour le caméraman. Alain avait négocié pour moi et j’ai touché 500 dollars, qu’il m’a donnés quelques semaines plus tard à Hawaii, sur le North Shore, alors que je dormais dans un garage à 60 ou 80 dollars la nuit. Merci Alain, ces 500 dollars m’ont bien aidé à ce moment-là. Je pense que c’est le tube que j’ai filmé qui a fait le plus de vues. Malheureusement, c’est aussi la vague qu’on m’a le plus volée. Parmi les nombreuses histoires, celle-ci m’a marqué. Durant de longs mois, je n’ai rien publié de cette session. Ce n’est pas comme aujourd’hui où tout est posté tous les soirs. À l’époque, j’aimais publier les images lorsque le banc de sable était mort. La vidéo de la vague avait été publiée uniquement sur Surfline, qui avait son propre lecteur, donc pas de piratage possible. Mais un jour, avant de partir en vacances en famille, je décide de poster la vidéo sur ma page Facebook pro. Je déconnecte totalement d’internet durant ces vacances. En rentrant, je me connecte pour regarder mes mails et mon Facebook. Ma première réaction est de croire que j’ai été piraté : il y avait du rouge partout, avec des millions de vues, des milliers de nouveaux fans, je n’ai pas compris tout de suite. Quelques minutes plus tard, je réalise que c’est la vague d’Alain qui a buzzé. Je suis ultra content, mais rapidement, je me rends compte qu’une marque, un grand média, m’a volé la vidéo et l’a publiée. Ils avaient cumulé quelque chose comme 60 millions de vues. Non seulement je n’ai rien touché, mais en plus ils n’avaient même pas mentionné Alain Riou, qui était vert, et je le comprends. J’ai cumulé un million de vues et plus de 5 200 likes sur ma page Facebook, mais loin derrière ce média (qui a depuis coulé). C’est ça aussi, l’histoire des images dans le surf.
Un souvenir impérissable comme moteur de la passion
Cette journée d’octobre 2014 reste gravée dans ma mémoire comme l’une des plus incroyables que j’ai vécues en tant que caméraman de surf. Malgré les imprévus, les frustrations techniques et les aléas de la diffusion sur internet, je garde un souvenir impérissable de cette session où Hossegor a rivalisé avec les vagues les plus creuses du monde. C’est pour vivre des moments comme celui-ci que je suis passionné de surf, et que je continue à chasser les vagues parfaites, toujours à l’affût du bon endroit au bon moment.
Quelle journée électrisante à Hossegor pour le Rip Curl Challenge La Nord ! La journée a débuté sur les chapeaux de roues avec un obstacle pour le moins inattendu : un barrage d’agriculteurs, transformant le trajet des surfeurs basques en véritable périple. Comme nous, ils ont dû se lever aux aurores pour rejoindre la compétition. Mais quel spectacle les attendait !
Dès les premières lueurs de l’aube, les vagues, hautes de 3 mètres et d’une propreté irréprochable, promettaient une compétition mémorable. La marée, encore en baisse, et les bouées au large annonçaient des conditions optimales.
Un spectacle impressionnant sur les premières série
Série 1 dans l’eau
La première série a vu Louis Poupinel (local de l’étape) se distinguer avec brio. Son choix judicieux de vague et un tube backside exécuté à la perfection sur une droite lui ont assuré sa qualification. Un démarrage en fanfare pour le challenge !
Série 2 avec un total de points presque parfait
Place à la deuxième série, où le triple vainqueur de l’événement, Vincent Duvignac, a frôlé la perfection. Avec une vague notée 10 et une autre à 9,17, Vincent a démontré une maîtrise absolue du spot et de l’art du tube. Sa troisième vague, notée 9, n’était que la cerise sur le gâteau de sa performance exceptionnelle.
Les deux dernières séries de ce premier tour
Dans la troisième série, Gaizka Housset a brillé par sa constance, enchaînant deux vagues autour de 7. Enfin, la quatrième série a été marquée par le spectacle époustouflant de Diego Torre, qui a illuminé la compétition avec un tube magnifique. Le tube, manœuvre reine de la journée, a été à l’honneur et n’a laissé personne indifférent.
Malgré la marée montante, les vagues ont continué d’offrir un tableau idéal, conservant leur taille imposante. Ajoutez à cela un soleil généreux et un air de printemps, et vous obtenez une journée de compétition simplement parfaite.
Ce Rip Curl Challenge La Nord à Hossegor a démarré sous les meilleurs auspices, et cela va continuer tout au long de la journée.
La finale surf avec du suspense
La finale a été un spectacle époustouflant, marqué par une performance remarquable de Diego Torre, le jeune surfeur d’Anglet. Floris Figues avait lancé les hostilités avec deux tubes impressionnants, mais c’était sans compter sur le talent de Torre.
Vincent Duvignac, le triple vainqueur habitué à dominer ces vagues, a brillamment rivalisé, reprenant même temporairement la tête. Cependant, c’est dans les derniers moments que Raoul Torre a véritablement confirmé sa victoire, en montrant une maîtrise et une audace exceptionnelles. Avec un choix de vague parfait et une glisse qui frôlait la perfection, il a scoré le tube de la finale, s’assurant une place dans les annales de la compétition.
Dans un final haletant, le jeune surfeur d’Anglet a trouvé son back-up idéal, remportant ainsi cette onzième édition du Challenge de La Nord. Son triomphe est venu conclure une journée mémorable, remplie d’émotion et de performances de haut niveau.
Cette édition du Rip Curl Challenge restera gravée dans les mémoires comme un hommage vibrant au talent et à la passion du surf.
Hossegor, la capitale européenne du surf, s’apprête à accueillir un événement de surf exceptionnel ce mercredi 24 janvier. Le Rip Curl Challenge La Nord, une compétition emblématique et très attendu, promet du grand spectacle après la compétition de Nazaré qui a eu lieu le lundi 22 Janvier 2024. Cette compétition unique, organisée par le Comité des Landes de Surf en collaboration avec le Hossegor Surf Club, entre dans sa 11ème édition, et s’annonce plus spectaculaire que jamais.
Pourquoi nous apprécions particulièrement cette compétition de surf ?
C’est une compétition de surf de gros à la rame, et pour être sincère, je ne suis pas fan du surf tracté en compétition. De plus, l’évènement se déroule à Hossegor, et je mentirai si je disais que je ne suis pas fan de cette station balnéaire. Enfin, la vague de La Nord déroule sur un beach break, une vague de sable, qui rend l’évènement toujours très spectaculaire et incertain.
Cette année, l’événement se tiendra dans le cadre du centenaire de la ville d’Hossegor et sera dédié à la mémoire de Fred BISCAYAR, figure respectée du surf aquitain. Alors que la compétition ne peut se dérouler que dans des conditions optimales, avec des vagues d’au moins 3 à 4 mètres, les prévisions météorologiques indiquent que le 24 janvier pourrait être le jour parfait pour lancer les hostilités.
Parmi les invités d’honneur, on retrouve des noms prestigieux comme Jérémy FLORES, Éric REBIERE et bien sûr, notre local et triple vainqueur, Vincent DUVIGNAC, qui a déjà marqué l’histoire de ce challenge. Ils seront rejoints par 21 surfeurs landais et 10 des meilleurs surfeurs aquitains, prêts à affronter les vagues mythiques de la Nord.
Vincent Duvignac, à l’aube d’une nouvelle victoire ?
Au Comptoir Du Surf, nous avons une relation spéciale avec cet événement, ayant suivi de près les exploits de Vincent Duvignac lors de sa victoire mémorable. Cette année, nous sommes impatients de voir qui emportera les trophées dans les différentes catégories, dont celui de la plus grosse vague surfée et du meilleur wipe-out, un prix qui célèbre l’audace et l’engagement des surfeurs.
Nous avons prévu de nous déplacer pour l’occasion, et de pourquoi réaliser une nouvelle vidéo de la journée comme nous l’avions fait dans le passé.
Préparez-vous donc, amateurs de surf et d’émotions fortes, à vivre un événement exceptionnel à Hossegor. Le Comptoir Du Surf sera là pour partager chaque moment avec vous, en souvenir de ceux qui ont façonné l’histoire de ce sport dans nos cœurs et sur nos côtes.
Restez connectés pour plus d’informations, et que le meilleur surfeur gagne !
Le blog de Comptoir Surf est de nouveau opérationnel depuis quelques jours, et c’est une bonne chose. Je me suis rendu compte qu’à aucun moment, on a introduit notre websérie ou webvidéo ou Vlog sur notre site. Du coup, je me suis dit que ce serait cool d’écrire un petit article pour expliquer le comment du pourquoi de la série, et ce qu’on aimerait faire dans le futur.
Introduire une websérie alors qu’on en est au cinquième épisode, c’est original….C’est vrai, mais je crois qu’il est temps.
Voici donc l’épisode 5 La Sainte
Pourquoi la websérie s’appelle La Sainte
Il va falloir revenir longtemps en arrière, lorsque jétais étudiant à la fac à Bordeaux. Je surfais souvent à Lacanau comme de nombreux autres étudiants. Puis j’ai découvert le Cap Ferret, et surtout un petit coin le Grand Crohot qui avait un surf club, proche de la plage, dans la forêt de pins. A l’époque (j’en parle au passé car je n’y suis pas retourné depuis des décennies), il y avait une bande de copains qui s’occupaient de ce club. Et je suis tombé de suite sous le charme de ce petit coin de plage et de cette bande de surfeurs, où l’ambiance était bien plus cool.
Lorsque les conditions étaient réunies : soleil, vagues, vent off shore et bande de sable à la hauteur de nos espérances. Les surfeurs criaient : « C’est la Sainte, mec ». Quand tu entendais ce mot « Sainte », tu comprenais de suite que tu allais avoir une bonne journée.
On n’a rien inventé, on a juste repris cette expression, qui avec nostalgie, me rappelle ces merveilleuses années.
Le concept de « La Sainte »: soleil, vagues, bonne ambiance…
Le concept, vous l’avez compris est simplissime. On réunit quelques surfeurs pour une journée de surf, qui est censé être parfaite. « Censé être parfaite » car le surf est tout sauf une science exacte. Toute est capricieux dans le surf : le vent, la houle, les bancs de sable… On a également choisi la difficulté en essayant des épisodes sur des bancs de sable un peu à l’abri des regards. Méfiez-vous des images que vous voyez, souvent on introduit des images trompeuses. Le but n’est d’inviter à surfer tel ou tel spot, mais plutôt de ne pas oublier que chercher un bon banc de sable à l’abri des regards, fait parti du surf en lui-même.
Il y a donc des déceptions, de temps en temps quant à la qualité des vagues, mais ce qui ne change pas, c’est la bonne ambiance grâce aux surfeurs…On se souviendra longtemps de cet épisode 2 où les vagues étaient incroyables et Arthur Bourbon dans une forme royale.
On pourrait croire que le titre est racoleur, voir pute à clique, finalement on est plus proche de la réalité que de la fiction. Bizarrement, la session de surf ne date pas d’hier, mais du 29 octobre 2020. Pourquoi j’en parle aujourd’hui ? C’est parce que le documentaire-film Le Cercle sur Pierre Rollet vient de sortir. Un film à ne pas manquer qui est maintenant disponible sur YouTube gratuitement. Regardez en bas de plage et profitez du spectacle.
Belharra, la scène du crime : Une vague gigantesque
On est donc le 29 octobre 2020, un joli train de houle est annoncé et tout le monde est dans les starting blocs. Il faut dire que les dernières sessions à Belharra n’ont pas été au rendez-vous depuis le fameux swell Hercules en 2014. La vague Belharra proche de Saint Jean Luz, à trois kilomètres au large lorsque vous êtes sur la route de la Corniche. Un haut-fond monstrueux qui ne casse qu’avec un gros train de houle et une marée basse. Une vague difficile à cause des vents omniprésents qui ont souvent gâchés la session. Le 29 octobre 2020, je suis sur la Corniche depuis le lever du jour. Le swell est en baisse et Belharra casse, mais n’est pas aussi spectaculaire qu’en 2014 jusqu’à cette vague. Pierre Rollet s’élance sur une vague qui casse parfaitement et surprend de nombreux bateaux dans la passe. L’engagement est total. Il est difficile de filmer depuis la corniche pour plusieurs raisons. La vague de devant cache souvent la deuxième, et on peut voir que Pierre Rollet disparait quelques secondes au bottom, mais on arrive à mesurer la taille, et se rendre compte que c’est monstrueux. L’autre difficulté, c’est le vent. Quand on filme avec un zoom aussi important (entre 1200 et 2400 mm pour les adeptes), chaque petit mouvement représente une saccade très importante. Il faut donc une journée sans vent pour arriver à un tel résultat.
Est ce la plus grosse vague jamais filmée à Belharra
Sur le coup, on avait publié la vidéo, et on pensait qu’elle faisait partie des belles vagues surfées à Belharra. L’autre jour en visionnant “Le Cercle”, on a relancé le débat lorsque Peyo Lizarazu indique que c’est la plus grosse vague surfée à Belharra. Difficile de donner une taille, d’autant qu’il disparaît au bottom quelques secondes. Je ne connais pas la méthode de calcul, toutefois on a fait une capture d’écran pour mesurer et vous donner une idée. Si on part de l’hypothèse que Pierre Rollet fléchi, mesure 1,50 m, on arrive à une estimation entre 14 et 16 mètres, loin du record de Nazaré mais surement un record en France.
Un copilote auteur d’un ride également impressionnant
Lors de cette même journée, le copilote de Pierre Rollet était Stéphane Iralour, qui lui aussi a pris une vague aussi grosse, un ride qui finit moins bien, mais une vague tout aussi exceptionnelle. On vous laisse juger.
Voici une séquence comme on les aime. Pas de lifestyle ou d’images parasites, juste de l’action et une musique en fond sonore. C’est un bon souvenir car le matin de cette session, on avait surfé un spot bondé de monde. Et on a pris la décision l’après-midi d’aller chercher une vague ailleurs. Finalement le vent est resté Off Shore toute la journée et on a eu ce pic parfait juste pour nous. C’était fou, on criait comme des enfants un jour de Noel.